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Google/So Soir

Kookai, Gap, Superdry… Pourquoi tant de marques de mode "milieu de gamme" s’effondrent ?

Il faut bien avouer que le prêt-à-porter vit des années noires. Depuis quelques temps, les faillites et les redressements judicaires se multiplient, surtout pour un certain type de marques : le « milieu de gamme ». On vous explique pourquoi.

En septembre 2022, la marque de mode Camaïeu est brutalement placée en liquidation judiciaire, et les difficultés se sont enchaînées pour nombre d'enseignes iconiques: Kookaï, Gap, Minelli, Princesse Tam Tam ou même Comptoir des Cotonniers. Même Superdry, la marque anglaise de streetwear qui cartonnait auprès des jeunes s’est effondrée en septembre dernier… Que se passe-t-il dans l’écosystème de la mode dite « milieu de gamme »

Une érosion naturelle

En observant la petite histoire de la mode, on constate qu'à part les grandes maisons de couture, très peu de marques sont éternelles. Pire : plus elles sont originales ou décalées, plus leur personnalité est forte, plus elles risquent de lasser et simplement de passer de mode au bout de quelques années si elles ne savent pas se réinventer. En Belgique, par exemple, deux géants : Mer du Nord et Olivier Strelli se sont effondrés en 2016, alors que les anversois de chez Essentiel, ont su réinventer leur marque et conquérir de nouveaux marchés.  Tout comme de nouvelles marques émergent régulièrement, d’autres ne séduisent plus, et finissent par jeter le gant. Il faut bien avouer que pour Superdry, par exemple, la marque n’a pas su se réinventer et proposait ses éternels sweaters colorés aux grandes inscriptions à l’américaine depuis tellement d’années que peu d’observateurs s’étonnent du désintérêt des clients au fil des saisons…  

Un marché en souffrance

On ne vous l’apprend pas : c’est la crise. Après une période d'euphorie remarquée au moment de la sortie du Covid, certaines marques ont réalisé des commandes trop importantes, qu’elles ont ensuite eu du mal à écouler deux saisons plus tard (en prêt-à-porter, on commande les collections plus d’un an à l’avance). Or, dès la fin 2022, les crises se multiplient et l’inflation frappe dur : la consommation est en recul et le secteur de l’habillement déguste. Or, on le sait, ce sont les marques dites « milieu de gamme » qui en souffrent le plus en cas de crise. Car l’ultraluxe se porte à merveille et les marques d’ultra-fast-fashion raflent tout le marché. Même l'essor de la seconde main, qui enregistre une croissance énorme sur le marché semble freiner le marché du vêtement neuf et avoir un impact sur les chiffres…

Un défi de taille

Ainsi les temps sont durs pour ces marques milieu de gamme, c’est-à-dire des marques de taille moyenne, avec un réseau de boutiques et une production limitée, souvent en Europe, obligées de pratiquer certains prix pour rester viables. Il s’agit de faire la différence, de séduire avec une pointe d’originalité tout en restant commerciales et de convaincre leurs  clients qu’un T-shirt à moins de 10€, ce n’est pas normal, et qu’il vaut mieux payer un prix plus juste pour un vêtement plus responsable… Pas évident que la seule préoccupation du consommateur en 2024 reste quand même son portefeuille.


 

 

Google/Les Echos

Mode : les années 1990 sont de retour

Dans les années 1990, la mode est tout et son contraire. Les créateurs stars s'appellent Christian Lacroix ou Helmut Lang, les mannequins vedettes Claudia Schiffer ou Kate Moss, les icônes Kurt Cobain ou Lady Di, quand les Dr. Martens et la robe bondage Versace deviennent les pièces phares de la décennie.

A chaque décennie ses révolutions, ses bouleversements sociétaux et culturels, ses styles vestimentaires caractéristiques, ses silhouettes marquantes, ses créateurs et mannequins passés à la postérité. Si les années 1960 riment avec émancipation féminine et minijupe (signée Mary Quant et portée par Twiggy Lawson), les années 1980 célèbrent l'extravagance, les silhouettes oversize et l'imagination sans limite de couturiers comme Montana et Mugler.

Les années 1990 ? C'est probablement Loïc Prigent qui en parle le mieux. L'observateur affûté de la planète mode, qui produit l'émission « 52 Minutes de mode » sur TMC-TF1, a consacré en 2015 un documentaire à la décennie, sobrement baptisé La Mode des années 90« En termes de mode, les années 1990 sont l'exemple même de la thèse, de l'antithèse et de la synthèse », résume-t-il avec son phrasé rapide et scandé, devenu sa marque de fabrique.

Une décennie multifacettes, où cohabitent le minimalisme précoce d'Helmut Lang et le maximalisme débordant de Christian Lacroix, la vague grunge (on pense au défilé-scandale de Marc Jacobs chez Perry Ellis) et le bling désinhibé (avec les robes en or de Gianni Versace), l'avènement du streetwear (Stüssy, Supreme…) et de l'ultra-sexy (l'apogée du Wonderbra), l'éclosion de créateurs en quête de lumière (comme John Galliano) et les ultra-discrets (Martin Margiela, Helmut Lang), de mannequins plantureuses (Naomi Campbell) et filiformes (Kate Moss), des grands groupes de luxe et des futurs géants de la fast fashion… Le tout en plein traumatisme de l'épidémie du sida et de la guerre du Golfe.

La révolution Grunge

C'est un défilé considéré comme l'un des plus scandaleux de l'histoire de la mode. En 1992, à la fashion week de New York, le créateur Marc Jacobs, directeur artistique de Perry Ellis, n'a pas encore 30 ans quand il signe une collection inspirée du mouvement grunge. Dr. Martens ou Birkenstock aux pieds , les mannequins Kate Moss ou Christy Turlington arborent des chemises à carreaux, des Perfecto en cuir ou des tee-shirts extra-larges. Pas très bon-chic-bon-genre.

 

 

 

Google/Franceinfo

Mode : malgré la baisse des ventes, "beaucoup d'entreprises écoresponsables s'en sortent bien" selon l'Observatoire économique de l'IFM

Le bilan 2023 dans le prêt-à-porter a été présenté vendredi à l’Institut français de la mode (IFM). Avec un chiffre d'affaires de 26,7 milliards d’euros, le secteur accuse une baisse de 1,3 milliards d'euros par rapport à 2022. Gildas Minvielle, directeur de l'Observatoire économique de l’IFM, nous donne son analyse.

Depuis plusieurs années, le prêt-à-porter traverse une crise en France, avec des fermetures, des redressements judiciaires, des liquidations. Vendredi 16 février, l’Observatoire économique de l’Institut français de la mode (IFM) a publié son bilan et à ce sujet, il a comptabilisé près de 1 000 fermetures de points de vente en 2023.

Selon ces chiffres, le volume des ventes a aussi reculé de 4%. Dans le détail, la chaussure perd 4,9%, le linge de maison 4,2%, la lingerie 3,8%, l'habillement femme 1,5% et l'enfant 0,5%. Seule la mode homme tire son épingle du jeu avec +0,6%. Gildas Minvielle, directeur de l'Observatoire économique de l’Institut français de la mode, est "L'invité éco" de franceinfo pour commenter ces données.

franceinfo : Vous venez de présenter un bilan du marché pour 2023. Ça a été une année complexe pour le prêt à porter…

Gildas Minvielle : Une année difficile, oui. Depuis déjà plusieurs années, il y a un segment qui est particulièrement vulnérable, c'est celui du milieu de gamme. Et de nombreuses enseignes historiques françaises ont connu des difficultés importantes. On termine l'année à -1,3 [milliards d'euros] en valeur de chiffre d'affaires.

En volume, que représente la baisse ?

On assiste à un recul des ventes de 4% en volume, avec à peu près 2,8% de hausse de prix. La hausse des prix est moins importante que par le passé, mais elle est toujours là et les prix restent élevés, en effet.

Si on fait le détail, habillement, chaussures, etc… Qu'est-ce que ça donne ? Je crois que la chaussure perd 4,9%.

La chaussure est plus affectée que le vêtement. C'est un marché compliqué pour certaines enseignes qui doivent faire face à la montée en puissance des enseignes de sport. Ce sont des problématiques qui sont assez voisines de celles du vêtement.

L'inflation a-t-elle modifié les habitudes des consommateurs ? Les clients ont-ils rogné sur le budget habillement ?

Il y a des effets aggravants, comme évidemment la crise sanitaire avec la fermeture des magasins. L'inflation aussi a conduit à revoir les arbitrages pour les consommateurs, pour faire face à de fortes hausses des prix dans certains postes budgétaires.






 

Google/ELLE

Vêtements confortables, chaussures doudou… : la mode aussi se met au slow morning

Avant tout considéré comme un lifestyle et rituel bien-être du quotidien, le slow morning commence peu à peu à s’immiscer dans les tendances mode du moment.

Plus seulement régies par les podiums des défilés, les tendances mode et beauté qui agitent les modeuses naissent bien souvent des réseaux sociaux. « Barbiecore », « Vanille girl », « Coastal grandma » ou encore « clean girl aesthetic »… Parmi tous ces termes et mots-valises qui fleurissent sur la Toile, un nouveau commence à prendre de l’ampleur : le slow morning. Définissant initialement une routine matinale promouvant un temps pour soi avant d’entamer sa journée – notamment avec de la méditation, du breathwork, de l’écriture ou de la lecture – ce rituel bien-être semble peu à peu dessiner les contours d’une nouvelle esthétique mode. Du côté de notre penderie, le slow morning se traduit donc pas des vêtements confortables type longewear – que l’on a donc plus pour habitude de porter chez soi que dehors – et des chaussures se rapprochant plus du chausson que du soulier de ville. Prendre le temps de ralentir et s'autoriser à sortir des injonctions habituelles, donc.

 Lire aussi >> « Lazy », ou comment la flemme s’est emparée de nos dressings

LE GUIDE DU LOOK SLOW MORNING 

De Dua Lipa aux sœurs Hadid, en passant par Emily Ratajkowski ou encore Nicole Kidman (oui,oui !), nombreuses sont les stars et les tops à arborer ce style vestimentaire cocooning. Pour se l’approprier à notre tour, rien de bien compliqué puisque l’on a toutes déjà ce qu’il faut dans nos placards. Les ingrédients sont les suivants : un ensemble en maille douce composé d’un pantalon large et d’un pull, un jogging et un sweatshirt ou encore un pull oversize et un legging. Ce pantalon autrefois décrié est d’ailleurs en train de prendre du galon dans les tendances mode actuelles et revient dans la partie, signe que le confort est bel et bien au cœur de nos préoccupations stylistiques.   

Pour compléter nos tenues façon slow morning, on range bien sûr nos talons et nos bottines en cuir que l’on troque pour une paire de Birkenstock, de Ugg – en version bottes hautes comme l’actrice australienne ou basses et à semelles compensées comme Bella Hadid – ou encore de baskets de running pour être vraiment à l’aise sur le pavé.