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En Bref


 

 

Google/L’Obs

Fashion Week : Paris fera-t-il aussi bien que Londres ?

L'ombre du Brexit plane. Les Londoniens assurent que "jusqu'ici, rien n'a trop bougé".

Et pourtant, la Fashion Week masculine a connu un changement sans précédent cette année. Il y a cinq ans, on venait à Londres en cette saison frisquette pour découvrir les nouveautés de Burberry, Martine Rose, Vivienne Westwood, J. W. Anderson ou Alexander McQueen. Ces gens ne défilent plus. Pour des raisons de rationalisation des coûts, tout est regroupé pendant la mode femme.

En ce début janvier, il ne restait que les alternatifs. Et, au fond, quelle joie ! La mode britannique sait si bien produire ces fameux "gens de demain", et ils étaient tous là, dans une ambiance décontractée rappelant les seventies.

David Beckham en tête - il a des billes chez Kent & Curwen, une marque qui rêve d'empiéter sur le terrain de Ralph Lauren -, au-delà du détendu, ne cessait de commenter ses nouveaux tatouages (des oiseaux sur la nuque). Edward Crutchley faisait défiler des hommes en jupe droite noire dans le hall très chic de la corporation des ferrailleurs. Commentaire de mon voisin de rang :

"Au fond, c'est presque des bermudas..."

Oh, que ça fait du bien !
Devant une telle liberté, on oublie vite ses repères. Chez Bobby Abley, on ne pouvait pas confondre les jupes (des tutus roses) avec autre chose, en revanche on avait un beau bermuda (bon, en mohair).

Chez Charles Jeffrey Loverboy, des acteurs grimés façon "The Rocky Horror Picture Show" fichaient le bordel durant le show, allant jusqu'à arrêter les mannequins qui défilaient. Tout le monde était totalement branque, et bientôt le public aussi, qui hurlait sa joie de voir enfin quelque chose d'excessif.

Même folie chez Craig Green, où les modèles, qui ne voyaient déjà pas grand-chose à cause des grandes capuches de leur sublime manteau, passaient avec des sculptures (type mobile d'Alexander Calder) juste devant eux, comme un masque géant. Aussi beau qu'aberrant. Et, oh, que ça fait du bien !

Que Paris fasse mieux
Bien sûr, dans ce grand délire, il y avait des choses plus posées. Un moment de grâce chez Chalayan (des trenchs kaki joliment prise de tête), du sportswear calme chez What We Wear - où la quasi-totalité des mannequins étaient noirs.

Ce point est important. De mémoire de journaliste de mode, on n'avait jamais vu autant de modèles noirs que durant cette fashion week. Quelque chose bouge, enfin, après des années de réticence dont le milieu entier devrait avoir honte.

Chez Wales Bonner, l'intégralité de la cabine était noire. Depuis qu'elle est apparue sur la scène artistique de la mode (en 2014, avant de remporter deux ans plus tard le prix LVMH), Grace Wales Bonner a à cœur de donner de la visibilité à la culture noire. Si les choses ont changé, c'est principalement grâce à elle.

Cette fois-ci, son défilé était inspiré de la culture créole en mélangeant des uniformes et des vestes de safari, tout ça avec une grande élégance - mot désuet -et une grande noblesse - mot presque anglais -, imposant un silence total dans la salle. Quand elle est venue saluer à la fin, la clameur s'est élevée. Elle était ô combien méritée ! Que Paris essaie de faire mieux...
Sophie Fontanel, à Londres

 

 

 

Google/L'Hebdo Journal

Elle aide les femmes à dévoiler leur beauté
 

MODE. Femme dynamique, styliste empathique et travailleuse acharnée, l’entrepreneure Joëlle Désaulniers aide les femmes à se sentir belles et à mettre en valeur leur personnalité. Encore en démarrage, son entreprise de création de vêtements connait une croissance impressionnante. On retrouve des morceaux de sa signature dans 17 points de vente à travers le Québec.     

Au 525 rue Barkoff, suite 100, une dizaine de petites fourmis s’activent. Tout est entièrement fait sur place. En s’inspirant de ce qui l’entoure, Joëlle imagine la collection. L’idée, c’est de créer une garde-robe complète comprenant à la fois des morceaux éclatés, classiques et confortables.

Ensuite, les designers Catherine et Martine conçoivent les patrons. Joëlle y fait le stylisme et les morceaux passent alors à l’essayage. Par la suite, Billy Lacasse, son conjoint et partenaire en affaires, structure la production sur une période déterminée. Taillage des tissus et couture s’en suivent. Une fois les vêtements dans l’inventaire, ils sont vendus en ligne et dans les divers points de vente physiques.

Je vois la beauté dans les personnalités et je transpose cette beauté dans les choix vestimentaires.
– Joëlle Désaulniers

«La force de l’entreprise, c’est un morceau, plusieurs façons. On appelle ça une garde-robe intelligente, explique la styliste. On peut porter une blouse à carreaux de plein de façons. Je suis capable de voir la beauté sur toutes les femmes. Je vois tout de suite ce qu’il faut mettre en valeur. Je vois la beauté dans les personnalités et je transpose cette beauté dans les choix vestimentaires. Par exemple, une personne qui a un beau sens de l’humour, je vais lui faire porter telles couleurs et tels motifs.»

«J’apprends aux femmes à se voir comme elles sont, ajoute-t-elle. Je me mets à leur place pour comprendre leur réalité. Quand une femme vient me voir, je peux voir sa personnalité et cerner ses besoins. Et je lui propose des vêtements en fonction de ça.»

Faire tomber les barrières

Selon l’entrepreneure, c’est son approche unique et son service personnalisé qui sont garants de son succès. Sa popularité grandissante, notamment sur les réseaux sociaux, en témoigne. «Je me suis lancée en affaires parce que j’avais le goût de faire sentir les filles belles, qu’elles se sentent bien dans leur peau et de faire une différence, confie Joëlle. J’avais déjà un talent pour voir ce qui est beau chez les gens, mais je ne savais pas avant que ce talent-là pouvait devenir un métier.»

Dans une société où les standards de beauté sont pratiquement inatteignables, Joëlle aide les femmes à faire tomber les barrières et à laisser libre cours à leur créativité. «Ce n’est pas parce que tu es petite que tu ne peux pas mettre de robes longues, mentionne-t-elle. Tout dépend de la façon de porter le vêtement. Il faut placer le vêtement différemment selon notre silhouette. Je ne mets pas de limites. Aimes-tu ça? Est-ce que c’est toi? Si la réponse est oui, on voit comment on peut faire pour que ça te plaise.»

Une passion devenue métier

Joëlle a fait ses premiers pas dans le monde de la mode en offrant des services de stylisme personnalisés. Elle n’avait que 23 ans à l’époque. Puis, elle est devenue blogueuse pour le centre d’achats Les Rivières.

«Quand j’offrais le service de stylisme, j’achetais tellement que je me suis fait rapidement connaître, raconte-t-elle. Je me suis fait aussi plusieurs fidèles clientes. Et c’est en parlant avec mon chum que l’idée de lancer mon entreprise a fait son chemin. J’ai acheté une vingtaine de machines à coudre. J’ai aussi rencontré un homme d’affaires qui a cru en moi dès le départ qui a financé le projet de s’installer dans notre local actuel. J’ai vraiment rencontré un ange en affaires qui m’a donné ma chance.»

Maintenant, elle n’accompagne plus les femmes lors de leurs virées de magasinage, mais celles qui le désirent peuvent toutefois prendre rendez-vous à l’atelier pour des essayages et des conseils. Quant à elles, les acheteuses en ligne ne sont pas en reste. Les commandes sont toutes accompagnées d’un mot personnalisé et, très souvent, de conseils sur la façon de porter le vêtement acheté.




 

Google/Femme actuelle

Devenez styliste et créez votre robe idéale pour Promod

Du 23 janvier au 5 février, l’enseigne Promod lance un grand concours ouvert à toutes les fans de mode et de shopping. L’objectif ? Créer une robe parfaite. La gagnante verra son modèle vendu dans toutes les enseignes de la marque et remportera également d’autres belles surprises. On vous explique tout.

C’est vous la styliste

Et si vous deveniez styliste pendant quelques jours ? Et si, vous vous lanciez pour créer LA robe idéale qui correspond le mieux à votre image ? C’est justement ce que vous propose Promod. Du 23 janvier au 5 février, la marque lance un grand concours. Sur une plateforme de création, toutes les clientes pourront ainsi jouer à la créatrice de mode, et créer une véritable robe. Style, coupe, couleurs, coutures, c’est vous qui choisissez tout de A à Z. Pourquoi une robe ? Tout simplement, parce que c’est une pièce iconique du dressing féminin. Elle peut être moderne, rétro, chic, sexy, décontractée ou même rock.

Comment ça marche ?

A partir du 23 janvier, il vous suffira de vous connecter sur le site : studiocreatif.promod.fr, une plateforme créée pour l’occasion. C’est ici que vous allez créer votre robe. Vous pourrez même la visualiser en 3D. Pas mal, non ? Un jury de professionnels sélectionnera, ensuite, le modèle gagnant. Autrement dit : la robe qui aura remporté le plus de votes de la part du grand public. La « styliste » sera conviée dans les bureaux de la marque pour la confection. Elle remportera, bien évidemment, sa création, ainsi que 6 mois de shopping d’une valeur de 500 euros. A partir du mois d’avril, la robe sera vendue dans 320 magasins Promod et sur l’e-shop de la marque.




 

Google/L'essentiel
C&A vise désormais le marché chinois

La chaîne de vêtements allemande, qui a vu son chiffre d'affaires reculer, veut se développer dans l'empire du Milieu et pourrait être vendu à des investisseurs chinois.

C&A serait proche d'être vendu à des investisseurs chinois, selon le magazine d'information allemand Spiegel qui cite des sources proches du dossier. Cette potentielle vente intervient alors que la chaîne de vêtements allemande veut se développer en Chine.

La famille aux origines germano-néerlandaises Brenninkmeijer, propriétaire de la firme, a regroupé ses actions dans Cofra Holding, basée en Suisse. L'entreprise sise à Düsseldorf, dans l'ouest de l'Allemagne, veut s'étendre en Chine et développer ses activités numériques. Cette stratégie pourrait inclure des partenariats et des participations externes, a déclaré lundi Cofra dans un communiqué.

Un porte-parole du groupe à Düsseldorf n'a toutefois pas voulu commenter l'information dévoilée par le journal allemand. «C&A peut se targuer d'une excellente performance commerciale en 2017. Nous voulons poursuivre sur cette lancée en continuant d'innover et de nous développer», ajoute Cofra. La firme désire ainsi prendre pied dans des marchés à forte croissance comme la Chine.

Commerce en ligne

L'entreprise a toutefois vu ses ventes reculer, du fait de l'augmentation du commerce en ligne et de la concurrence d'enseignes à bas prix comme l'irlandaise Primark. Pour redresser la barre, l'ancien patron du distributeur allemand Rewe, Alain Caparros, a pris la direction de la division européenne de C&A, au début du mois d'août de l'année passée.

Fondé en 1841, le groupe emploie 60 000 collaborateurs. Il possède environ 2 000 magasins dans 21 pays. La famille Brenninkmeijer est elle une des plus riches d'Europe, avec une fortune estimée à plus de 20 milliards d'euros.

 







 





Informations communiquées par Business France

 

 

Les hommes autrichiens, nouveaux rois du shopping

Dans un monde où l’apparence est de mise, les hommes font de plus en plus attention à leur aspect physique. Il en va de même pour les consommateurs autrichiens qui deviennent par conséquent une cible à ne pas manquer pour les fabricants et les détaillants textiles. Le secteur de l’habillement masculin prévoit en effet un taux de croissance de 1% en Autriche et des ventes représentant 2,2 Mrds EUR d’ici 2021.

En Autriche, 21% des hommes achètent du prêt-à-porter au moins une fois par mois, ce qui reste certes moins que les femmes (44%). Cependant, on remarque que les hommes dépensent lors de leur séance shopping plus que les femmes, avec des dépenses d’en moyenne 73,30 EUR contre 61,40 EUR. Pour renouveler sa garde-robe, l’Autrichien détermine plusieurs critères pour son prochain achat et le prix ne sera pas le seul élément dans sa prise de décision. En prenant l’exemple du manteau, 70% considèrent que le rapport qualité/prix est le facteur le plus important dans l’achat d’un vêtement, 59% privilégieront la forme du vêtement et 28% la fonctionnalité. Un homme déboursera en moyenne 234 EUR par an pour des vêtements de gamme intermédiaire ainsi que des vêtements à la mode de bonne qualité à prix abordable.

Les articles en vogue

La météo influence la consommation des Autrichiens : les automnes trop chauds n’encouragent pas les consommateurs à s’acheter des manteaux et les printemps pluvieux les découragent d’aller dans les magasins. Cependant, on observe que le jean reste un article privilégié par les hommes, qui enregistre la plus grande croissance en valeur avec +1% pour atteindre 214 M EUR. En effet, le jean fait de plus en plus partie de la vie professionnelle, très souvent porté avec une chemise, alliant le classique au moderne. Le dress-code des hommes est en effet devenu plus informel sur leur lieu de travail et ce mélange de styles, très à la mode, pousse la consommation de cet article. La marque danoise Jack&Jones, très appréciée en Autriche, profite notamment de cette tendance et a ouvert fin 2016 un « bar à jean / Intelligence studio » de 120m² à Salzbourg, dans lequel les consommateurs bénéficient de conseils aiguisés et des plus grandes nouveautés en matière de jeans. D’autres surfent également sur la vague, comme le magasin Gebrüder Stitch (https://gebruederstitch.at/) à Vienne, spécialisé exclusivement dans la vente de jeans « made in Austria ».

Le swimwear et les sous-vêtements masculins ont également la côte : ils ont enregistré une légère croissance en 2016, avec notamment pour les sous-vêtements la présence de grandes marques internationales telles que Calvin Klein et Hugo Boss. La marque française de maillot de bain pour hommes HOM a réussi à exploiter cette tendance en intégrant le marché autrichien en 2016 (depuis le rachat de la marque par le groupe autrichien HUBER).

Les magasins qui ont la côte

Les hommes, pour beaucoup, manifestent une certaine réserve devant les nouveautés : ils préfèrent rester fidèles aux marques dont ils connaissent les tailles et les coupes. Néanmoins, il est connu que les hommes ont tendance à suivre l’avis de leur partenaire quand il s’agit de soigner leur image et sont donc ouverts à l’acquisition de nouvelles marques.

Concernant les enseignes internationales, H&M (590 M Euros de chiffre d’affaires et 83 magasins en Autriche en 2016) reste le grand vainqueur de l’industrie de l‘habillement : la société suédoise continue d’être en tête du textile masculin avec 8% de part de marché en 2016 et vise en particulier un public jeune, suivi de C&A (410 M Euros de chiffre d’affaires et 127 filiales en Autriche en 2016) avec 6%, qui jouit d’une certaine crédibilité auprès des consommateurs et adapte désormais sa gamme d’habillement masculin à un public plus jeune tout en leur proposant des vêtements grandes tailles. Kik Textilien (plus de 250 filiales en Autriche), avec sa politique de prix très bas, arrive en troisième place avec un taux de croissance de 3% en ciblant principalement les clients plus orientés vers les produits discount.

Parallèlement, les enseignes préférées des Autrichiens restent le departement store Peek & Cloppenburg (28% des hommes achètent dans cette chaine de grands magasins), Levis (21%), Hilfiger (19%) Tom Tailor (19%) et Diesel (15%). La marque Zara commence à se faire remarquer dans le paysage de l’habillement masculin, de plus en plus populaire auprès de la clientèle masculine, qui est notamment dû à sa capacité à adapter sa ligne de vêtements rapidement en fonction des nouvelles tendances de mode.

Au niveau de la mode locale et à quelques exceptions comme par exemple Fussl Modestraße Mayr (http://www.fussl.at/de/) (150 filiales en Autriche), peu de détaillants autrichiens ont réussi à séduire la clientèle locale.

Au vu de ce marché de niche, les magasins dédiés exclusivement aux hommes fleurissent un peu partout dans les grandes villes, et l’Autriche n’est pas épargnée par ce phénomène : on observe une augmentation des surfaces de ventes exclusivement pour homme, entre autres avec les concept stores qui cherchent à importer des marques que l’on ne trouverait nulle part dans le pays : c’est le cas des magasins Strictly Herrmann‘s (http://www.strictlyherrmann.com/), Manlio (http://www.manlio.at/), Sturm (https://www.sturm-parkring.at/) ou encore E35shop(https://www.e35shop.com/), qui visent une clientèle aisée à la recherche de vêtements d’un niveau de gamme plus haut et diversifié. Le souci des consommateurs autrichiens pour la qualité des produits combiné à leur fort pouvoir d’achat (le deuxième dans la zone Euro après le Luxembourg selon le RegioData Research et augmenté de 2,2% par rapport à 2015) contribuent au développement du secteur de la mode et en font des clients idéaux.

Le e-commerce, toujours branché

Le e-commerce représente une part toujours plus grandissante dans le mode de consommation des Autrichiens : 58% des 16-74 ans ont en effet acheté au moins une fois en ligne en 2016. Les vêtements et les articles de sport représentent 60% de leurs achats. L’achat en ligne se renforce par la présence bien implantée de deux poids lourds : Zalando, champion européen de l’habillement en ligne et Amazon, géant du e-commerce, tous deux offrant un large choix d’articles avec des prix avantageux et des délais de livraison courts. D’autres acteurs profitent de cette nouvelle tendance comme Aboutyou (www.aboutyou.at/dein-shop) (DE) ou Outfittery(www.outfittery.at/imprint) (DE), plates-formes spécialisées dans la vente d‘habillement masculin. Les grandes enseignes telles que H&M ou encore Peek & Cloppenburg suivent également cette mode et misent sur une stratégie de distribution multi canaux, vitale au développement de leur croissance.
Business France/Audrey LO

 

 

Amélioration pour l’industrie textile en Autriche

Une récente étude place l’industrie textile autrichienne en tête du classement européen en matière de capacité d’innovation et de création de valeur.

Le déclin de l’industrie européenne du textile et du vêtement a été dramatique pour les économies locales. Depuis les années 1960, l’Autriche a perdu à elle seule 150 000 emplois dans le secteur du textile. Alors même que le chiffre d’affaires de l’industrie autrichienne (dans son ensemble) a doublé durant les vingt dernières années, celui de l’industrie textile a diminué d’un quart, et celui de l’industrie vestimentaire, de moitié. De même, le nombre d’emplois dans la filière textile a été divisé par 2 depuis 1996, alors que dans l’industrie vestimentaire, ce sont 3 emplois sur 4 qui ont été supprimés pendant cette même période.

Malgré ces chiffres noirs, un rapport publié par UniCredit Bank Austria redonne confiance en l’industrie textile : 2014 et 2015 ont été, pour l’industrie textile autrichienne deux années très satisfaisantes avec une marge de progression qui se situe largement au-dessus de la moyenne de l’industrie autrichienne et qui représente en termes de chiffre d’affaires deux fois le poids de la filière vestimentaire. L’année suivante, la reprise a quelque peu ralenti, 2016 ayant temporairement marqué une diminution du chiffre d’affaires de 1%, le ramenant à 1,4 milliard d’euros.

En 2017, le rapport prévoit cependant une légère amélioration. «Les résultats globaux montrent que nous avons connu ces trois dernières années une stabilisation du développement de la branche», analyse Günter Wolf, économe et auteur chez UniCredit Bank Austria. La branche a connu un creux en 2009, mais depuis cette date, son chiffre d’affaires augmente lentement mais sûrement. En 2015, la production en volume a de nouveau atteint le niveau de 2008. L’industrie textile autrichienne se distingue en Europe, où la moyenne de production reste encore largement inférieure aux volumes de 2008.

A plus long terme, l’industrie autrichienne sort également son épingle du jeu. Si l’industrie textile en Europe a diminué sa production de 40% pendant les vingt dernières années, l’industrie textile autrichienne n’a connu un recul de production de "seulement" 23%. La production de l’industrie textile allemande, la plus productive en Europe, a plongé de 30%, tandis que les autres producteurs européens ont connu, durant la même période, une diminution de moitié de la valeur de leur production.

Le consommateur reste le grand gagnant

Ce sont les consommateurs qui ont profité de cette mondialisation qui a tant affecté l’industrie textile autrichienne et européenne. Si les coûts de production pour les entreprises ont augmenté de 43% depuis 1996, l’augmentation cumulée des prix des vêtements et chaussures n’a été que de 8% sur la même période. La part des dépenses vestimentaires dans le budget total a diminué de 10% dans les années 80 et à 5% aujourd’hui.

De plus, l’industrie vestimentaire autrichienne est fortement dépendante de la demande étrangère. 71% du chiffre d’affaires de la branche est réalisé à l’étranger, contre 59% pour la moyenne des industries nationales. L’industrie textile a ainsi su démontrer sa capacité à faire face à la concurrence internationale, et a réussi par ce biais à compenser le recul de la demande intérieure, causée par le déclin de l’industrie vestimentaire.

Bond de croissance, en comparaison avec les autres économies européennes

Entre 2009 et 2016, le chiffre d’affaires à l’étranger de l’industrie textile a augmenté de 24% pour s’établir à environ un milliard d’euros. Ainsi, les pertes réalisées au niveau national ont été largement compensées, avec un surplus de 8%. Durant la même période, les capacités de production ont augmenté de 16% en Autriche, pour seulement 5% en Europe. Avec ces chiffres, l’Autriche se place ainsi devant les grands producteurs européens que sont l’Allemagne, la France et l’Espagne.

Le succès de l’industrie textile nationale peut s’expliquer par une augmentation de la productivité et une concentration de produits à haute valeur ajoutée. Avec une production de valeur de 60 000 EUR par employé, en comparaison avec une moyenne européenne de 39 000 EUR, la branche autrichienne est en tête de la branche à l’échelle européenne.

Nom

Chiffre d’affaires

Secteur d'activité

Lenzing

2,1 milliards euros

Production de fibres

Getzner Textil

825 millions euros

Textiles techniques

Antolin Erbergassing

226 millions euros

Revêtement de voiture

Wolford

162 millions euros

Bonneterie

Sattler

135 millions euros

Textiles techniques

De plus, les producteurs de textile et de vêtements investissent au total près de 1% de leurs chiffres d’affaires dans l’innovation et la recherche. C’est plus que dans la majorité des pays européens. Selon la classification du Centre Européen pour l’Innovation, 74% des entreprises autrichiennes dans le domaine du textile et de l’habillement sont «actives dans l’innovation», au-delà de la moyenne des industries autrichiennes qui se situe elle à 64%. A long terme, les spécialistes prévoient que les textiles disposeront principalement d’applications techniques. Les textiles techniques représentent déjà la moitié du chiffre d’affaires.

Même si l’on ne peut probablement pas exclure la probabilité d’une autre réduction des capacités, l’industrie textile autrichienne a définitivement laissé derrière elle le point culminant de la restructuration du secteur.
Business France/
Audrey LO

 

 

 

Belgique / La personnalisation de l'offre via la technologie, une priorité pour les marques

A l’aube de 2018, Business France Belgique fait le point sur une tendance majeure qui se consolidera en 2018 dans le secteur de l’habillement : l’hyper-personnalisation.

Cette tendance révolutionne l’approche des besoins des consommateurs et de plus en plus d'enseignes de mode en Belgique développent leurs propres outils technologiques pour répondre de manière pertinente aux besoins spécifiques du client de demain.

L’application SPOTT, élue meilleure jeune marque de l’année 2017, nous envoie ainsi un signal fort. C’est la toute première fois qu’une marque 100% digitale remporte ce prix convoité. Chaque mois, 1.000 produits sont achetés via SPOTT. L’application, lancée en 2016, a été téléchargée plus de 170.000 fois et contient une base de données de produits mille fois plus importante que celle de Zalando. Cette application d’e-commerce interactive est liée à l’univers de la télévision ; en pointant son smartphone vers son écran, l’utilisateur accède instantanément à l’article en question et à une suggestion de produits similaires. L’intégralité du contenu s’adapte automatiquement aux préférences du consommateur.

Le modèle de ABOUT YOU, numéro 2 du e-commerce de la mode en Europe présent en Belgique depuis novembre 2017, repose également sur ces principes de personnalisation et d’inspiration. Les algorithmes permettent de proposer une offre personnalisée sur base des goûts et préférences du client en question.

Enfin, une autre initiative particulièrement intéressante vient d’être lancée : le INNOVATION LAB de la chaîne belge de prêt-à-porter JBC. Inauguré courant décembre sur le Corda Campus, à Hasselt, JBC y teste une série d’innovations en vue d’un éventuel déploiement national : des détecteurs de mouvement, des messages personnalisés en point de vente en fonction du client, une imprimerie pop-up et un totem de feed-back.
JBC y améliore également certains projets déjà lancés en Belgique, tels que la cabine numérique intelligente ou encore le kiosque JBC pour commander un produit et consulter le stock en magasin.
Business France/TU Charlotte

 

 

 

Malgré une hausse des achats en ligne, les Canadiens préfèrent les magasins physiques

Les dernières années ont été difficiles pour les géants de la vente au détail. Malgré une l'économie en plein essor, Sears Canada et d'autres grandes chaînes de magasins ont fait faillite.

Le coupable? Il y en a plusieurs, mais le plus important est de loin la croissance continue des achats en ligne

Le «commerce électronique», comme l'appellent souvent les économistes, a considérablement augmenté au Canada cette année et les nouvelles données de sondage de l'Institut Angus Reid laissent entendre que la plupart des Canadiens s'attendent à ce que cette tendance se poursuive.

Deux Canadiens sur trois (65%) disent s'attendre à faire une plus grande partie de leurs achats en ligne au cours des deux prochaines années, et un sur cinq (19%) s'attend à faire bientôt la majorité de leurs achats (non-alimentaire) sur internet - s'ils ne le font pas déjà.

Cela dit, trois Canadiens sur quatre (74%) disent toujours préférer faire leurs achats dans les magasins traditionnels s'ils en ont le choix, une préférence qui s'étend à toutes les catégories de produits sollicitées, à l'exception des médias de divertissement.
Business France/TONIN melissa

 


Ces informations nous sont communiquées par

Business France