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En Bref
 

  


 

Google/ Le Soir

Mode: Moschino rend un vibrant hommage au célèbre cinéaste Federico Fellini

Jeremy Scott, directeur artistique de Moschino, s’est inspiré des films emblématiques du réalisateur. Mais pas seulement.

Pour présenter ses nouvelles collections homme automne 2019 et femme pré-automne 2019, la maison italienne Moschino a choisi les mythiques studios de cinéma Cinecittà, pour un vibrant hommage au célèbre cinéaste Federico Fellini.

Le styliste américain Jeremy Scott, directeur artistique de Moschino, s’est non seulement inspiré des films emblématiques du réalisateur, dont La Dolce Vita, Amarcord, ou Huit et demi, mais également de leurs protagonistes. En découle une collection placée sous le signe de la fantaisie, et du mélange des styles et des cultures, voire des époques, avec des hommes et des femmes qui se transforment tour à tour en gladiateurs, divas, casanovas et en femmes fatales.

 

 

 

Google/ Femme Actuelle

Sophie Marceau, Valérie Lemercier, Carla Bruni… : ces femmes de 50 ans ultra lookées qui nous inspirent

C’est le « quinqua power » ! Zoom sur ces stars dont les looks sont toujours aussi cool et chic qu’à leurs débuts dans les années 1980/1990.

Doit-on renoncer à la mode sous prétexte qu’on a déjà soufflé ses 50 bougies ? Sûrement pas : et ces stars déjà quinquagénaires sont chacune à leur manière des exemples ultra inspirants… mais aussi la meilleure des réponses possibles à la polémique suscitée par les propos de Yann Moix ce week-end dans les pages de Marie-Claire.
Alors oui : qu’il s’agisse de Sophie Marceau en France ou de Julia Roberts aux Etats-Unis, toutes ces femmes sont des habituées des tapis rouges rodées aux flashs des photographes. Mais voilà, même ultra connues, même ultra chouchoutées par des armées de coiffeurs et de maquilleurs, elles nous rassurent ! Elles sont la preuve incarnée qu’on peut vieillir – et bien vieillir. Et continuer à s’amuser avec la mode au delà des préjugés et du qu’en dira-t-on.
Dans son genre, la journaliste et écrivaine Sophie Fontanel, avait déjà ouvert la brèche en permettant aux femmes de se libérer du tabou des cheveux gris. Son compte Instagram sur lequel elle a partagé sa transformation capillaire au jour le jour est devenu un espace de liberté qui prouve par A + B que la mode n’est pas une histoire d’âge mais d’état d’esprit.
Et que dire de Céline Dion ? Elle n’a jamais semblé si cool et si affranchie que depuis qu’elle a atteint les 50 ans. C’est simple : aujourd’hui, elle se permet tout : et avec son sourire et son franc parler, ça passe… et les fans en redemandent !

 

 

 

Google/ Les Échos

Paris lance une grande école de la mode

Issu de la fusion de deux écoles existantes, ce nouveau pôle comptera environ un millier d'étudiants en 2020. Avec l'ambition de devenir une référence mondiale.
Paris disposera bientôt d'une grande école de la mode, qui soit enfin une référence mondiale. Son lancement a été acté ce mardi, sous l'égide des ministres de l'Economie, et de la Culture, Bruno Le Maire et Franck Riester, en présence des grands groupes de luxe, LVMH, Kering, Chanel et Hermès et des acteurs de la formation du secteur. Preuve de l'importance d'un secteur, qui représente 600.000 emplois en France pour un chiffre d'affaires de plus de 154 milliards d'euros.


Des formations peu visibles

Cette école est le premier volet concret du contrat de filière signé entre la profession et l'Etat. Jusqu'à présent, la France disposait d'une série de petites écoles, avec peu de visibilité à l'international, à l'exception de l'Institut français de la mode (IFM), en charge des futurs dirigeants. D'où l'idée, proposée par la Fédération de la haute couture, de fusionner l'IFM avec l'Ecole de la chambre syndicale de la couture parisienne (ECSCP) qui forme, elle, aux techniques du métier (modélistes, patronage...). Le tout en ajoutant une nouvelle compétence à ces deux écoles, un volet création.

« Jusque-là, Paris faisait appel à des écoles étrangères pour trouver des stylistes ou des designers pour ses studios », a souligné Ralph Toledano, le président de la fédération. Faute de vivier local, les grandes maisons recrutaient leur futur directeur artistique et leurs assistants à la Central Saint Martins School, à Londres ou bien à Anvers. Un comble pour la capitale de la mode.

1.100 étudiants

Cette nouvelle école, qui conservera le nom d'Institut français de la mode, s'articulera autour de trois axes : la création, le management et le savoir-faire, avec des formations allant du CAP au doctorat. Les premiers étudiants l'intégreront dès septembre 2019. Mais, sa grande rentrée est prévue en 2020, avec l'ambition d'atteindre 1.100 élèves, venus du monde entier. Aujourd'hui, ces deux écoles accueillent 40 nationalités et comptent de 400 à 450 étudiants. Le campus sera aménagé sur le site actuel de la Cité de la mode et du design, propriété d'une filiale de la Caisse des dépôts, quai Austerlitz, dont la surface va passer de 2.300 à 8.000 mètres carrés.

 

 

Google/ Elle Belgique

7 changements imminents dans la mode

La mode, c’est de la sociologie. Elle détient un rôle, tout comme l’art, dans l’évolution des mentalités. Elle doit être transgressive pour être intéressante. Sans sa fonction de miroir, elle devient muette. Des évolutions et polémiques à venir, qu’a-t-elle à nous révéler ?

1 - La mode s’impliquera politiquement
Le nouveau marketing imparable, c’est l’engagement. Désormais, les marques investissent dans le parti pris, pour mettre du sens dans leurs produits. Body-positive comme dans le dernier défilé Dolce Gabbana, qui faisait défiler des femmes d’âge mûr - Isabella Rossellini (66 ans), Monica Bellucci (54 ans), Carla Bruni (50 ans), ou la voluptueuse mannequin « plus size » Ashley Graham, castings anti-racistes et/ou en soutien à la cause LGTB+, défense des espèces en voie de disparition à l’instar de la collection « Save Our Species » de Lacoste, la mode défile symboliquement le poing levé.

Mais ce lien plus étroit entre mode et politique ne serait-il pas un peu opportuniste ? Pour Thierry Brunfaut, directeur de création chez Base Design, société qui conçoit des identités de marques et opère dans la stratégie et le conseil, « le monde n’est ni noir, ni blanc. Aucune entreprise ne peut se prétendre monolithique. Les marques se comportent comme des personnes, elles sont par essence contradictoires.

Elles peuvent poser des actes philanthropiques, et réfléchir en même temps à maximiser les profits de leurs actionnaires. Depuis l’explosion de la puissance d’Internet et des réseaux sociaux, il y a une vraie panique chez les marques, qui savent qu’elles sont potentiellement démasquables. Comme personne ne peut être parfait, les dirigeants anticipent sur la transparence, même si elle n’est qu’illusion. Mais ce fantasme fait levier pour pousser les sociétés à agir. C’est la réaction avant l’action. » Si on peut le feindre, on peut le faire !

2 – Les consommateurs développeront leur conscience

C’est le pendant de ce nouveau cercle vertueux, qui porte l’espoir qu’on arrête de consommer jusqu’à se consumer. Thierry Brunfaut évoque un changement de paradigme : « avant, on agissait in abstracto. Aujourd’hui, les gens réclament un impact incarné, qu’ils peuvent vérifier. On veut des noms, des chiffres, des images ». C’est pourquoi les marques ont besoin d’impliquer leurs clients : « pour que le public s’engage pour une cause, il se demande désormais « est-ce que ça me touche personnellement, ou mes proches ? » »

On assiste à l’individualisation de l’engagement. Schématiquement, après « save Africa » on a vu émerger « me too ». Moi d’abord. Mais est-ce bien la mission de l’industrie quasiment la plus polluante au monde, de mener une révolution philosophique ? Thierry Brunfaut nuance : « c’est évidemment le rôle de la mode, mais aussi de chaque individu. Je crois beaucoup à la bienveillance de la plupart des gens».

Sur ces questions économico-sociétales, les États-Unis ont deux ou trois ans d’avance : « nous avons travaillé pour la Philanthropic Chan Zuckerberg Initiative, dirigée par la femme de Marc Zuckerberg, afin de mettre toute l’ingénierie de Facebook à la disposition des citoyens, dans un but d’ «Equal Opportunity ». Est-ce une action opportuniste ? Est-elle sincère ? Le sait-elle elle-même ? Peu importe : elle agit ». Comme chacun d’entre nous le fera d’une manière ou d’une autre, en posant des choix au moment de consommer.

3 - L’éthique animale posera question

Versace, Giorgio Armani, Gucci, Ralph Lauren, Calvin Klein, ou récemment Jean-Paul Gaultier, ont annoncé renoncer aux poils naturels dans leurs collections. La fourrure dans la mode serait-elle en voie d’extinction ?

Selon Alexandre Samson, responsable de la mode contemporaine au Palais Galliera, « dans la confection de luxe, il est vraisemblable qu’on l’abandonne pour des raisons d’image. Mais dans le prêt-à-porter bas de gamme comme Canada Goose qui fait fureur, ainsi que dans le mass market, l’utilisation de fourrure difficile à tracer ne devrait pas s’arrêter de sitôt. En revanche, la haute fourrure, comme on la perpétue chez Fendi, perdurera. Mais en France, ce savoir-faire n’existe plus. »

Depuis peu, la maison Revillon, fondée au XVIIIe siècle à Paris, a suspendu ses activités. En Europe, il ne reste plus que l’Italie pour perpétuer le travail traditionnel des peaux. C’est un débat de valeurs, qu’il faudrait sans doute dépassionner en mettant les enjeux en perspective. Alexandre Samson rappelle que l’industrie du coton et des matières synthétiques dérivées du pétrole sont bien plus impactantes, délétères pour l’environnement, que ne l’est la fourrure : « la cause écologique ne se réduit pas au commerce des peaux, même si c’est la plus émotionnelle. C’est une tradition française, un patrimoine de savoir-faire, transmis par des artisans qui aiment la matière, la mode, et même les animaux, et qui sont contraints d’abandonner un métier d’art traditionnel, à cause d’une polémique aux arguments réducteurs. Les pires dégâts infligés par la mode à la nature ne sont pas les plus visibles sur un col. »

Si la mode se préoccupe en tout cas du sort des animaux, elle s’intéresse aussi désormais… à celui des humains.

4 - Le bien-être des individus deviendra une question de taille

Après les multiples controverses générées par l’apologie de la maigreur dans la mode, une loi est passée en 2017 pour contrôler l’IMC des mannequins qui défilent. Une bonne intention, qui pourrait à certains niveaux se révéler improductive.

Selon Alexandre Samson, « il est anti – anatomique de prôner comme principe que les rondeurs sont belles, car si on est lucide, tout le monde ne grossit pas de la même façon. Le risque est de créer d’autres formes de complexes, et de continuer de séparer les « beaux » des « laids », non plus sur le chapitre de la minceur, mais d’une prétendue acceptation des différences. Il est évident qu’il faut montrer des filles et des garçons « sains ». Mais promouvoir « toutes les beautés » risque juste de déplacer le curseur. » Dans un futur proche, la mode devra donc encore arrondir les angles.

5 - Internet impactera la sensualité de nos vestiaires

Autre évolution à double tranchant, la généralisation du web comme vecteur de valeurs. Alexandre Samson observe qu’ « il n’y a plus de point de vue sur la mode, puisque tout le monde a accès à tous. Résultat, puisqu’on ne voit plus sur Instagram que les silhouettes de face, les marques ne « perdent de plus de temps » à travailler ni les vêtements de profils, ni de dos.

Internet a biaisé le regard de toute nouvelle génération de créateurs qui dessinent pour les réseaux sociaux et pour Instagram. Et c’est là qu’on distingue les très grands designers : ils tournent autour du vêtement. Ils créent aussi pour les angles qu’on ne voit pas sur les photos ».

Mais Internet change aussi la relation à la matière : « les créateurs sont de moins en moins sensible aux textures des tissus, et du côté des consommateurs, à force d’acheter en ligne, ils risquent de perdre l’éducation au toucher, qui en matière de vêtements, est tellement sensuel et personnel. Certaines matières sont uniquement photogéniques. »

Conservateur de musée, le rapport d’Alexandre Samson à la matière est lié au temps : « je constate, en travaillant avec des archives, que les beaux tissus résistent aux années, alors que le cheap se délite. » Internet serait-il l’ennemi de la mode ? « Pas dans tous ses aspects, mais il faut rester attentif à ce qu’il reste aussi un outil d’éducation. »

Pour éviter qu’Instagram ne nous rendent plats, gardons au moins l’esprit en plusieurs dimensions.

6– La mode investira les domaines de l’éducation

L’éducation est le nouveau créneau porteur pour les marques. Déjà en 1994, Luciano Benetton et Oliviero Toscani ont fondé à Trévise la Fabrica, définie comme un « centre de subversion culturelle ». Là, des talents curieux, agités, ambitieux, généreux et libres de pensée du monde entier expérimentent la communication contemporaine dans un contexte pluridisciplinaire (photo, vidéo, graphisme, design, mode, écriture, musique, numérique et performance) avec une pédagogie inspirée des méthodes de la Renaissance.

Thierry Brunfaut constate que « les marques se rendre compte qu’elles ne peuvent plus être que des marchandes. On entre dans une ère de « give back » On peut vendre, mais en retour, il faut aussi investir dans la société. Les marques réalisent qu’elles ne pourront plus se pérenniser si elles s’en tiennent à leurs acquis. Dans la même idée, de grandes maisons de mode soutiennent l'Institut Français de la Mode à Paris (IFM). Non seulement elles sont mécènes (et elles y trouvent leur intérêt, car ces études forment leurs futurs employés) mais elles sont régulièrement consultées en tant qu'experts, ou participent en tant qu'intervenants ou conférenciers, ce qui rend l'institut très attractif.

Polimoda à Florence suit le même modèle : l'école forme pour les grandes maisons et les grandes maisons, Ferragamo, Prada ou Gucci, participent au le programme éducatif. » On peut également citer la Prada Academy, programme qui investit dans le futur et l'éducation dans les secteurs clé de l’artisanat, du corporate et du retail. Pour Thierry Brunfaut, « former la nouvelle génération, c'est aussi le meilleur moyen de la fidéliser dès le plus jeune âge … » Education bien ordonnée commence par les futurs clients…

7 - Fini les « boutiques » ! On veut des « expériences » !

Laurent Dombrowicz, journaliste belge installé à Paris, expert dans le domaine du luxe et de la mode émergente, rappelle « qu’« expérience » est un terme de marketing, mais aussi une notion de service, de décor, de sensorialité ». Devant notre écran, en surfant sur un e-shop, à part pour le plafond de notre carte de crédit, on est tous égaux.

« Il y a encore quelques années, la mode d’avant-garde n’était accessible que dans quelques points de ventes, dans des villes choisies. Mais avec Internet, on assiste à l’uniformisation du « bon goût » derrière l’illusion du choix. » Logiquement pour se défendre, les boutiques doivent offrir un service différent.

« Chez Comme Des Garçons par exemple, on ne trouve sur le site qu’une petite partie de la collection présentée en boutique, pour attiser le désir. De façon générale, quand les clients font l’effort de prendre leur voiture ou les transports en commun, de tourner pour se garer, et de consacrer du temps à leurs achats, il faut qu’ils se réjouissent d’arriver en boutique. Qu’on leur fasse différentes propositions, qu’on les éduque ».

Les sites de vente en ligne nous proposent par système d’algorithme des pièces proches de nos achats, mais ce n’est pas parce qu’on s’est offert une fois un manteau militaire qu’on a envie de porter du kaki pendant un an. Les boutiques physiques doivent donc investir dans l’exclusivité. « Personne n’a envie de se déplacer pour être « maltraité ». Il s’agit d’élever les standards relationnels. L’expérience en magasin doit être intellectuelle, sensorielle, olfactives, la mise en scène soignée, la musique bien choisie. En somme, tout ce qui ne peut pas exister en ligne. » Comme le professait Diana Vreedland* : « ne donnez pas aux gens ce qu’ils veulent. Donnez-leur ce qu’ils voudront. »

 

 


Informations communiquées par 
Business France



 

Focus sur deux marques allemandes qui réussissent à l'export

Digel - www.digel.de

Créée en 1936, la société propose des collections masculines business, casual et  également pour cérémonies. Son siège est à Nagold (Bade-Wurtemberg). Elle emploie 300 personnes en Allemagne, 600 dans le monde et réalise un chiffre d’affaires annuel de 110 millions EUR dont 60 % à l’export.

La réussite de cette marque en dehors des frontières allemandes peut s’expliquer de plusieurs manières :

  • Une participation régulière à de nombreux salons dans le monde. Elle expose ainsi sur les principaux salons internationaux du prêt-à-porter (Florence, Milan, NYC, Berlin, Oslo, Copenhague, Paris…) mais également régionaux (Schkeuditz, Sindelfingen, Eschborn) et sur des évènements dédiés à l’accessoire et à la chaussure (Shoes & bags Salzburg, JOT / Schuh Austria). Pour le premier trimestre 2019, 32 salons sont déjà programmés.
     
  • Son image branchée, très actuelle et basée sur la mode berlinoise, est bien exploitée sur son site Internet très professionnel.
     
  • La traduction du site en anglais, français et russe est très rigoureuse

Pour soutenir son développement, la marque a créé le label Streetwear DGL Design Collectivequi permet à celle-ci d’accéder au segment premium. Le CEO décrit cette nouvelle entité comme une start-up qui sera développée séparément et aura un positionnement à part. Le responsable dédié, agé de 33 ans, s’appuiera notamment sur l’agence commerciale MAB Fashion de Düsseldorf. Côté communication Digel a fait appel à l’agence berlinoise BOLD. Deux références dans ce secteur.

Exemple de prix de vente en magasin :

Vestes et Parkas : entre 300 et 600 EUR
Jeans : entre 140 et 200 EUR
Chemises : entre 100 et 130 EUR
Sweatshirts : entre 90 et 150 EUR
T-shirts : entre 60 et 90 EUR
Un coefficient de 2,8 est appliqué.

Tranche d’âge ciblée : entre 25 et 40 ans.

La collection est divisée en deux parties : une ligne basique, dont le réassort peut être réalisé en permanence et dont les articles peuvent être assortis aux pièces d’une seconde ligne, plus élaborée et saisonnière. La vente démarrera le 14 janvier 2019. 

Riani - www.riani.com

Créée en 1978 à Schorndorf par le fondateur et actuel propriétaire Jürgen Buckenmaler, (Bade-Wurtemberg) la société familiale (présence de l’épouse et de la fille dans le comité de direction) réalise un chiffre d’affaires annuel de 40 millions EUR dont 55 % à l’export.

Elle propose des collections féminines haut de gamme pour une clientèle agée de 35 à 55 ans.

Le développement du chiffre d’affaires repose sur l’organisation d’évènements, en coopération avec de grands magasins comme KaDeWe (www.kadewe.de/) ou Breuninger (www.breuninger.com). Environ cinq opérations promotionnelles sont mises en place par saison. Pour les dirigeants il est primordial, lors de ces événements, d’être présent sur la surface de vente pour rencontrer les clients en direct et d’investir en permanence dans le service-client.

Un autre axe de croissance est le développement du Web-shop qui doit répondre à deux objectifs : développer la notoriété de la marque et mieux gérer les ventes on line et off line. Les clients Wholesales doivent pouvoir être connectés aux stocks en ligne. Les dirigeants souhaitent ainsi que, d’ici 2 à 3 ans, entre 8 et 10 % du chiffre d’affaires soit réalisé en ligne. Ils ont observé que la cliente en ligne Riani achète plus jeune et des looks plus complets.

Côté international, la marque est présente en Belgique, Autriche, Suisse et Royaume-Unis. Depuis l'été 2018 elle a ouvert un site en Chine et prévoit prochainement l’Italie. Elle a ainsi 1 400 clients à l’étranger (470 en Allemagne). Le site en ligne en Autriche ouvrira en parallèle à celui d'Allemagne ; en 2019, ceux du Benelux et des Pays-Bas suivront.

Forte de cette croissance, les dirigeants prévoient un agrandissement du siège construit à l’origine en 2015. De nouvelles salles sont prévues pour accueillir les équipes marketing, les relations publiques, et le digital. L’ouverture d’un outlet est prévue.

Très pragmatique le CEO estime que l’évolution du chiffre d’affaires doit être associé à une bonne rentabilité.
Business France /GUÉRIN Laurent

 


 

Interview d'un distributeur viennois de luxe accessible

The Fashion Deli (www.sterngasse4.at), ouvert en 2015,  est un magasin de prêt-à-porter féminin situé Sterngasse 4, à Vienne. Christiane Seitz et Agatha Gold en sont les heureuses propriétaires. Leur objectif commun était de faire découvrir la mode française aux Viennoises, à des prix accessibles .

Quelle est votre politique ?

Proposer à nos clientes des produits de luxe à prix abordable, des prix accessibles à toutes les femmes afin qu’elles n’aient pas à se restreindre à un achat par an qu’elles puissent se faire plaisir tout au long de l’année. Nous sommes là pour les guider et les conseiller dans leur choix. Nos vendeuses sont, entre autres, des stylistes, des designers ; l'une d’entre elles a même travaillé en tant que artiste peintre. Notre objectif n’est pas juste de vendre mais de fournir un conseil personnalisé et de qualité.

Comment s’organisent vos achats ? Entrez-vous directement en contact avec les producteurs, ou faites-vous appel à des distributeurs ou des agents ?

Non, nous ne faisons pas appel à des distributeurs ou des agents. Toutes les 5 semaines, nous achetons notre marchandise directement auprès de stylistes, designers et producteurs à Paris. En outre, nous achetons le tout sur stock, ce qui signifie que tout ce que nous achetons se trouve en boutique et cela nous permet d’écouler l’intégralité de notre marchandise tout au long de l’année. Cela nous permet également de renouveler constamment notre collection et de proposer à nos clientes toutes les 5 semaines des nouveautés provenant de plus petites marques.

Avez-vous des marques phares ?

Nous n’avons pas de marques phares et les achats de marques diffèrent à chaque fois. Nous fonctionnons vraiment au coup de cœur. Cependant, chaque femme a un corps et un goût différents, nous achetons donc également des articles qui ne nous plaisent pas forcément mais qui pourraient parfaitement correspondre à nos clientes.

C’est un succès de voir les clientes revenir parce que cela signifie que votre concept fonctionne bien. Avez-vous un système de fidélité ?

Honnêtement, nous avons ouvert notre boutique il y a 3 ans mais cela nous a quand même pris 1 an et demi avant de générer un chiffre d’affaires, qui augmente en moyenne de 50 % chaque année. Nous avons donc fait beaucoup de communication et d’événements afin de nous faire connaître. C’est toujours le même concept : réalisation de mailings, invitation de la presse et des VIP de Vienne, et organisation d’un défilé avec un dossier de presse. C’est notre moyen de communiquer parce que nous n’avons pas les moyens de réaliser un vrai plan média.

Non, nous n’avons pas de système de fidélité mais nous disposons d’un livre dans lequel tous les clients s’inscrivent pour recevoir nos invitations d’événements.

Êtes-vous présent également en ligne ? Si non, pensez-vous adopter ce canal à termes ?

Non, nous n’avons pas de boutique en ligne mais nous y réfléchissons même si ce n’est pas une priorité. Une activité en ligne est devenue indispensable de nos jours mais cela signifie également beaucoup de concurrence. C’est beaucoup de logistique, une organisation différente et nous devrions aussi augmenter notre effectif. De plus, je ne pense pas que nous pourrions transmettre le même service et le même feeling qu’en boutique donc cela ne serait pas forcément intéressant pour nous, qui misons sur le conseil apporté en boutique.

Est-ce pour vous une difficulté de faire face aux chaînes ou au contraire une force ? Quelle est votre stratégie ?

Nous sommes dans un segment de niche et pour nous c’est un avantage d’être une petite boutique indépendante face aux grandes chaînes. Elles vendent peut-être plus d’articles et moins chers mais nous disposons d’un nombre limité d’un seul et même article, ce qui nous permet de nous différencier, de nous démarquer et de permettre à la cliente de se sentir unique. Nous proposons également un conseil personnalisé et de qualité.
Business France /LO Audrey





 

Japon/Nouvelle stratégie pour GU, 2ème marque de Fast Retailing

La marque GU (www.gu-japan.com), petite sœur d’Uniqlo (www.uniqlo.com/jp),  a ouvert, fin novembre 2018, un showroom à Harajuku  "GU Style Studio". Le phénomène showrooming s’étend à tous les segments, y compris le bas de gamme. Le design sobre du magasin met l’emphase sur son objectif, permettre aux clients d’essayer les produits, pour acheter via leur smartphone ou les tablettes disponibles en boutique et se faire livrer ensuite chez eux. De gros écrans appelés GU Style Creator Stands permettent également de créer un avatar, puis d’interagir avec, grâce à une nouvelle application smartphone, pour essayer des vêtements et combiner différents looks, dans une optique ludique. Pour voir un item sur l’écran, les clients n’ont qu’à scanner un code barre et ils peuvent ensuite vérifier les tailles, les couleurs et la disponibilité en stock. Une fois que le consommateur est satisfait de son choix,  un seul clic suffit pour accéder à la boutique en ligne et procéder au paiement. La livraison peut ensuite se faire au domicile, dans une boutique GU classique, ou dans un Seven Eleven.

Dans le magasin, des cabines d’essayage, des capteurs scannent tous les articles entrants, les clients peuvent ensuite sélectionner leurs vêtements favoris sur un écran, pour les visionner via leur avatar. Bien évidemment, les données ainsi créées sur les articles essayés, ajoutés aux favoris, puis achetés ou rejetés, sont envoyées aux systèmes GU afin d’analyser les habitudes de consommation des clients.

La boutique de  600 mdispose de tous les articles de la marque GU dans toutes les tailles et toutes les couleurs, et d’un petit stock d’articles immédiatement disponibles pour les clients pressés qui souhaiteraient emporter leurs achats chez eux. Le showrooming permet de réduire les coûts fixes liés à l’espace de stockage et libère le personnel de la gestion des stocks et des transactions, leur permettant ainsi de se concentrer sur les clients. Actuellement, seulement 6 % des ventes de GU sont effectuées en ligne, mais la marque souhaite atteindre les 30 % dans les années à venir.

Cette boutique test, dans sa dimension d’analyse des habitudes de consommation, est un élément d’une stratégie plus globale pour l'enseigne, puisque, (bien que les raisons n’aient pas vraiment été publiées par Fast Retailing), ses résultats laissent quelque peu à désirer sur les deux derniers exercices. En effet, bien que les ventes augmentent, les profits ont chuté pour deux années consécutives, la dernière baisse étant d’environ 13 %. La marque a procédé à ce titre à plusieurs opérations promotionnelles pour se débarrasser de son trop plein de stock. Le showrooming est une stratégie populaire avec la tendance à la croissance de la vente en ligne, cela permet également de diminuer les coûts.

Le groupe Fast Retailing a également choisi de rapprocher GU du modèle Uniqlo. Là où Uniqlo repose sur la production en masse de basiques, GU se concentrait plutôt sur une fast fashion à prix bas. A partir de 2019, la marque va étendre son offre de basiques à environ 60 % de ses produits : elle ne copiera pas totalement Uniqlo, mais se repositionnera quelque peu sur l’offre de sa marque sœur. Il s’agit bien évidemment d’un pari risqué, car les produits de GU sont en général à 50 ou 70 % du prix des produits Uniqlo : si la qualité des articles n’est pas sensiblement différente, il est possible que GU finisse par cannibaliser Uniqlo. Fast Retailing espère sans doute attirer une clientèle différente et renforcer les résultats de sa marque numéro 2 par cette stratégie. A l’heure où les volumes d’Uniqlo tendent également à la baisse au Japon malgré une forte croissance à l’international, la marque GU est assurément importante pour Fast Retailing. Selon les prévisions du groupe, les ventes de GU devraient s’élever à 300 Mds JPY (2,34 Mds EUR) sur les prochaines années.
Business France /NEULAT JULIEN

 

 

 

Espagne/Alliance stratégique entre El Corte Inglés et Alibaba

L’enseigne espagnole El Corte Inglés (www.elcorteingles.es), leader des grands magasins en Europe, et le géant mondial de l’e-commerce Alibaba (https://spanish.alibaba.com) ont signé, fin novembre dernier, un accord de partenariat commercial, technologique et logistique, dont les trois axes principaux sont : la technologie et l’innovation, l’omnicanalité et les systèmes de paiement. Cet accord porte sur l’ensemble du monde mais reste focalisé pour l’instant sur l’Espagne et la Chine, avec un objectif commun : faire face au grand rival, actuel et futur, de la distribution online, Amazon (www.amazon.com).

El Corte Inglés et Alibaba ont ainsi indiqué dans un communiqué publié fin novembre 2018, explorer de façon conjointe «des opportunités de collaboration pour améliorer leurs stratégies omnicanal». L’objectif est que Alibaba accompagne le groupe El Corte Inglés dans sa phase de digitalisation et sa présence online et que la chaîne de grands magasins serve d’appui à son partenaire chinois pour proposer ses produits et services dans son large réseau de magasins, soit 92 établissements en péninsule ibérique.
Cette alliance permettra à l’enseigne espagnole d’accèder à un ensemble complet de solutions technologiques fournies par Alibaba Cloud, le cloud computing du groupe, afin d’améliorer ses processus internes, mieux connaître ses clients et booster ses ventes onlines. Ces solutions incluent également l’analyse du big data, pour la prise de décision en temps réel ou encore des outils d’intelligence artificielle permettant une personnalisation de l’offre dans la logique d’optimisation du service client.

Ainsi, le groupe espagnol pourra bénéficier de la technologie de l’entreprise chinoise pour booster sa stratégie omnicanale et développer sa présence online ainsi que son processus d’internationalisation, qui sont des points-clé dans la stratégie développée par l’équipe dirigeante dont Jesús Nuño de la Rosa est à la tête. En effet, bien que les ventes online de l’entreprise espagnole aient bondi de 26 % l’année dernière, avec un chiffre d’affaires de près de 700 millions EUR, cela représente seulement la moitié de ce qu’a réalisé AliExpress, filiale d’Alibaba, en Espagne, et six fois moins qu’Amazon. En dehors du marché espagnol et portugais, le e-commerce d’El Corte Inglés est quasi-inexistant, d’où l’intérêt stratégique de cette alliance avec le groupe chinois.

L’accord permet aussi au groupe espagnol d’accéder aux plateformes B2C d’Alibaba : TMall et AliExpress, commercialisant des produits tiers et les marques en propre du géant chinois, soit une vitrine pour le «made in Spain» auprès des 500 millions de clients d’Alibaba.

Développer sa présence en Chine et connaître davantage le marché chinois est fondamental pour El Corte Inglés. En effet, le tourisme de shopping représente près de 10 % des revenus de l’enseigne de grands magasins et les visiteurs chinois sont les touristes qui dépensent le plus. En ce sens, l’entreprise espagnole et Alibaba ont trouvé récemment un accord pour développer Alipay, une plateforme de paiement via mobile gérée par Ant Financial, visant à faciliter les achats des touristes chinois clients de la chaîne. Dorénavant, dans le cadre de cette alliance, les deux groupes développeront des initiatives conjointes qui permettront de créer de nouvelles expériences de shopping pour les touristes chinois.

En ce qui concerne la présence physique, Alibaba bénéficiera des capacités logistiques de la société espagnole, offrant aux clients d’AliExpress, la possibilité de récupérer leurs achats en ligne dans l’ensemble des magasins de l’enseigne espagnole. De plus, AliExpress y ouvrira des corners et espaces physiques pour faire connaître les dernières nouveautés lancées sur ses plateformes en ligne et augmenter sa notoriété en Espagne. Les deux entreprises ont développé une expérience en ce sens dès fin 2018, avec l’ouverture d’une boutique éphémère AliExpress au sein du Corte Inglés de Sanchinarro à Madrid, pour promouvoir ses ventes en Espagne a l’occasion de la «journée des célibataires», équivalent du Black Friday chinois célébré chaque année le 11 novembre et de plus en plus suivi en Espagne.

En effet, tout comme les autres pure-players, Alibaba doit relever le défi de compenser le manque de visibilité de son offre hors de l’univers digital. Amazon expérimente actuellement de nouveaux formats de boutiques en propre ainsi que des accords avec des retailers traditionnels pour solutionner cela, tels que, pour l’Espagne, Dia (www.dia.es/compra-online/), Lavinia (www.lavinia.es/es) ou encore Telepizza (www.telepizza.es), etc. 

Pour Víctor del Pozo, PDG de Corte Inglés, l’accord entre les deux entités est une belle opportunité, puisqu’il permettra d’unir le monde physique et online. En effet, El Corte Inglés possède de grands magasins dans les meilleurs emplacements des principales villes espagnoles et portugaises, et bénéficie d’une bonne notoriété auprès de ses consommateurs, en zone ibérique et à l’international, cela associé à la technologie d’Alibaba, il estime que l’offre sera imbattable.

Pour Rodrigo Cipriani Foresio, directeur du groupe Alibaba pour la zone Espagne, Italie, Portugal et Grèce, cet accord est une véritable opportunité permettant de fournir aux consommateurs chinois et dans le monde entier la meilleure expérience d’achat et assortiment de produits possibles.
Business France /MERIT Céline


 



 

Une commission pour valoriser le patrimoine culturel de la mode italienne

Le projet de création d’une Commission d’étude en faveur du secteur de la mode, annoncé en octobre dernier par le Ministère italien de la Culture, a été officiellement lancé début décembre. Le Ministre de la culture, Alberto Bonisoli (ancien directeur de l’école de Design NABA de Milan) a annoncé la composition de cette commission qui aura, d'une part, l'objectif de protéger et valoriser "le patrimoine culturel de la mode italienne" et d’autre part, de travailler sur la formation. Sur le premier point, l’idée initiale est la création d’un musée de la mode mais ce projet pourra être revu en fonction des propositions de la commission.

La Commission sera présidée par Barbara Trebitsch, directeur des programmes académiques de l’Accademia di Costume e Moda di Roma et réunira entre autres Sara Sozzani Maino, directrice adjointe de Vogue Italia et responsable di Vogue Talents, Antonio Mancinelli,  rédacteur en chef de Marie Claire Italia, Rita Airaghi, directrice de la Fondation Gianfranco Ferrè, Stefania Ricci, directrice du Museo et de la Fondation Salvatore Ferragamo ou encore Lapo Cianchi, directeur général adjoint de du salon Pitti Immagine, … Le Ministère italien de la Culture a donc devancé le Ministère du Développement Economique qui devrait annoncer prochainement un plan de soutien économique attendu par les professionnels du secteur.
Business France / PERRONE Anna




 


 

 



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