modeles

 People I Marques I Tendances - Trends l Mannequins l Cosmétiques l Shopping+ de CarolynI News IPhoto
Automobiles I Motos I Bateaux I ModeCinéma I Hôtels I  Voyages I Plaisirs de la Table I Bien être  

 

 

 





En Bref

 


 

Google/Le Point

Mode - Les imprimés donnent le ton

Par Fabrice Léonard

Des motifs inédits renouvellent le vestiaire, à l’image du wax, imprimé africain. Tous les créateurs les ont adoptés, le Belge Dries Van Noten en tête.

Qu’ils soient graphiques, à carreaux, rectilignes, floraux, exotiques ou figuratifs, les imprimés s’invitent dans le dressing. Fleurs hawaïennes, fruits, feuilles de palmier stylisées, paysages de plage… Au cœur de cette envie d’exotisme, celui qui a les faveurs du moment auprès de presque tous les créateurs, c’est le wax, imprimé tout droit venu d’Afrique. Ce tissu en coton est à l’origine ciré – d’où son nom, qui signifie « cire » en anglais – et paré d’une multitude de couleurs vives et de dessins. Pour la ligne Croisière 2020 de Dior, sa directrice, Maria Grazia Chiuri, a fait réaliser...


 

 



Google/marie claire

Tendance automne-hiver 2019 : notre shopping spécial imprimé pied-de-poule

L’imprimé pied-de-poule ne quitte jamais longtemps nos penderies. Graphique et chic à la fois, il sublime toutes les pièces de notre garde-robe. En noir et blanc pour un contraste puissant, ou coloré pour plus de fantaisie, il ne nous quittera pas cet automne.

L’imprimé pied-de-poule

L’imprimé anglais n’est jamais réellement passé de mode. La preuve ? Il sublime depuis des décennies le précieux flacon Miss Dior de la grande Maison. Tissé de fils noirs et blancs, il est à la fois féminin et délicat, masculin et fort. Cette dualité caractéristique lui concède un attrait tout particulier.

Comment porter l’imprimé pied-de-poule ?

À l’origine, cet imprimé contrasté se retrouvait principalement sur les vestes en tweed. Mais des alternatives à ce grand classique ont rapidement vu le jour. En pièce forte, en total look ou pour finir une tenue, le pied-de-poule séduit pour son côté casual-chic à toute épreuve !

 

 

·          

Google/La Presse

Quand les vêtements permettent de se sentir mieux

Myriam Hoffmann est une pionnière : conseillère en image depuis 26 ans, elle donne des formations et des conférences en Europe sur l’importance de prendre soin de son image pour retrouver la confiance en soi. Avec son livre Relooking thérapie, elle donne des conseils concrets afin de se sentir mieux et d’être plus en confiance. Les voici.

La bonne première impression

« On pense que l’habit ne fait pas le moine, que c’est un sujet léger et inutile, c’est faux ! estime Myriam Hoffmann. On n’a jamais une deuxième chance de faire bonne impression. Il faut savoir que 93 % de nos premières impressions découlent du non-verbal. L’énergie, notre façon d’être et le vêtement, ça fait partie d’un tout. On dit souvent que la carrière est déterminée à 10 % par le rendement, à 30 % par la présentation et l’image et à 60 % par les contacts et les relations. Il est donc essentiel de savoir se mettre en valeur et d’avoir une bonne attitude. C’est ce qui va vous donner confiance en vous. »

Oui à la couleur

« La couleur a été pour moi un déclencheur. On vit dans un monde gris. Mettre de la couleur est tellement agréable pour soi et pour les autres. Le noir plombe souvent le moral et ne va pas bien à tout le monde. Le noir va aux gens qui ont la peau mate, des cheveux et des yeux foncés. Il ne faut pas hésiter à découvrir et à tester les couleurs sur nous. Car les couleurs vont vous révéler à vous-même », estime la spécialiste de l’image.

Se sentir bien dans ses vêtements

Être bien dans ses vêtements, c’est se sentir bien dans sa vie. « Lorsqu’on présente une image harmonieuse et positive, notre estime personnelle augmente. Plus vous avez une bonne image de vous, plus vous avez confiance en vous. C’est vraiment un cercle vertueux qui aura des conséquences sur votre vie sociale, amoureuse et professionnelle. Il ne faut pas sous-estimer cet effet : notre bien-être se reflète sur nous mais aussi sur les autres », analyse Myriam Hoffmann.

Connaître ses goûts

« Une image, ça ne se magasine pas dans un supermarché ou en feuilletant un magazine, c’est un travail sur soi. On doit connaître ses envies, ses valeurs, ses besoins, ce qui inclut notre personnalité, nos goûts, notre culture, notre expérience de vie. On se questionne sur soi pour ensuite se construire une image qui est fidèle à ce que nous sommes. Car aujourd’hui, il y a des extrêmes, avec Instagram. Les plus jeunes sont obsédés par leur image et la soignent presque trop, et de l’autre côté du spectre, il y a ceux qui pensent que ça n’a aucune importance, qu’il y a des sujets plus sérieux dont on devrait se préoccuper. »

Acheter intelligemment

Les statistiques parlent : 80 % du temps, on porte 20 % seulement de notre garde-robe. Pourquoi ce déséquilibre ? « On pense qu’on va perdre du poids pour pouvoir remettre un vêtement, il y a une veste dont le bouton n’a jamais été remplacé, d’autres tenues qu’on ne porte plus car on ne se sent pas bien dedans, ou encore la coupe de certains vêtements n’est plus à la mode, et on achète parfois n’importe quoi… Résultat : on met toujours la même chose et on dit qu’on n’a rien à se mettre. Votre garde-robe déborde-t-elle ? Il faut apprendre à acheter intelligemment. Arrêtons de remplir nos armoires de choses qu’on ne met pas. Privilégier la qualité plutôt que la quantité. Il faut vraiment se poser la question avant d’acheter : est-ce que j’ai vraiment besoin de ce vêtement ?
Est-ce que je vais le porter ? »

 

 

 

Google/Le Parisien

Mode : quelles sont les tendances de la rentrée ?

Pour connaître les tendances mode de la rentrée, direction les podiums de la Fashion Week ! En plus de proposer des shows époustouflants, les grandes maisons de couture influencent directement les formes, les couleurs et les motifs des vêtements que vous porterez cet automne. Passage en revue des tendances de la rentrée…

Par nos Partenaires Experts conso

En cet automne 2019, la mode est à l’oversize. Autrement dit aux vêtements XXL ! Les robes se parent de ceintures ultra-larges tandis que les manteaux n’en finissent pas de s’allonger et les pulls de s’étendre. Bref, la rentrée sera placée sous le signe de l’amplitude. Côté tendance lourde, on notera non sans un léger sourire le retour inattendu des années 1980. Si, si ! Epaulettes et blazers refont surface, dessinant des silhouettes féminines plus saillantes et ostensiblement mieux structurées. Soutenues par le come-back du fluo et des couleurs pop acidulées, les « eighties » devraient réveiller à coup sûr les rayons des enseignes de prêt-à-porter. Attention : un vent de folie souffle sur la mode !

Pour ce qui est du motif, le carreau est en passe de tout emporter sur son passage ! Pied-de-poule, tartan, damier, vichy… C'est bien simple : le carreau se décline de toutes les manières et il y en aura pour tous les goûts ! Bien entendu, les motifs animaliers comme le python, le serpent, le léopard ou les zébrures conservent toujours leur place de choix dans le rang des quasi indétrônables, mais seront quand même rehaussés par des couleurs flashy, histoire de coller à la tendance pop du moment. Les textures de la rentrée, quant à elles, se veulent douillettes et chaleureuses. Réconfortantes, en somme ! La fausse fourrure, par exemple, habillera les manteaux longs, alors que les plumes colorées apporteront un style « couture » à vos robes de soirée. Côté matière, c’est la soie qui sort grande gagnante de l’automne 2019 ! Légère et vaporeuse, elle est idéale pour des vêtements d’intersaison.
 

Tendance n° 1 : le style oversize

Mesdames, pour être dans la tendance en cette rentrée 2019, vous allez devoir jeter votre dévolu sur des pièces amples, voire XXL ! Un peu comme si vous vous étiez trompées et que vous aviez pris trois tailles au-dessus de votre taille habituelle. Manteaux, pulls, pantalons… Aucun d’entre eux n’échappe à la loupe grandissante ! S’inscrivant pleinement dans cette tendance, la cape fait son grand retour sur le devant de la scène. À la fois romantique et pratique à porter, ce manteau sophistiqué se décline en une multitude de formes et de longueurs. Envie d’un look à la « Game of Thrones » ? Foncez ! Côté accessoires, on se laissera tenter par des ceintures en cuir grand format qui dessinent parfaitement la silhouette en affinant la taille ou rehaussent élégamment un pantalon vaporeux.

Tendance n° 2 : le carreau s’invite sur les podiums

Vous aimez les carreaux ? Eh bien, réjouissez-vous, car en cette rentrée 2019, vous allez être servie par un motif carreau qui revient en force et sous toutes ses formes. Du célèbre motif prince-de-galles au tartan « so scottish » en passant par l’indétrônable pied-de-poule, le carreau s’affiche partout, en grand, en petit, en transparence, avec ostentation. Il est inévitable. Sur les manteaux, les vestes, les chaussures, les jupes, les pantalons. Les fashionistas verront bientôt la vie en carreau, car la géométrie semble avoir de beaux jours devant elle ! Même les accessoires ne dérogent pas à cette règle du "tout carreau" et s’ornent désormais du motif star de l’automne prochain. On le retrouve sur les sacs à main, sur les branches de lunettes de soleil ou encore sur les écharpes et autres foulards. Aucune chance que vous puissiez passer à côté en cette rentrée 2019 !

Tendance n° 3 : le grand retour du fluo

La rentrée 2019 sera résolument… colorée ! Comme si les créateurs de mode avaient voulu retarder au maximum l’arrivée de la grisaille automnale en parant leurs vêtements de couleurs flashy que l'on aurait plutôt attribuées à une collection estivale. Mais contre toute attente, on assiste même au come-back de coloris qu’on croyait à tout jamais disparus : les fluo ! Eh oui, que les fashionistas se préparent à ne surtout pas passer inaperçues, car les pièces de prêt-à-porter vont désormais arborer des nuances allant du pop acidulé au fluo clairement assumé. Entre un fuchsia flamboyant et un jaune à deux doigts de la phosphorescence, votre cœur balance ? C’est que vous êtes pile-poil dans la tendance ! 

Tendance n° 4 : le revival des eighties

Après les seventies et le look hippie chic de cet hiver, voici que les années 1980 laissent poindre le bout de leur nez ! Cette saison automnale fête donc le retour des eighties en grande pompe en revisitant les grands monuments du genre. Impossible, par exemple, de passer à côté des fameuses épaulettes qui dessinent une carrure en X ultra-structurée et qui représentent tellement bien cette décennie. Incontournable également, la veste en jean délavée, un brin trop large, que portaient toutes les stars des séries américaines de l’époque. Côté couleurs, on mise aussi sur les couleurs vives comme le vert émeraude, le bleu cobalt et le jaune citron. Certaines fashionistas préféreront peut-être céder à la tentation de l’argenté ou du doré qui collent aussi parfaitement à cette période. Et aux pieds, on n’oublie pas de chausser ses baskets ! Et vous, comment entrevoyez-vous le style années 80 ?

Tendance n° 5 : la fourrure… oui, mais fausse !

Si de nombreuses maisons de haute-couture ont déjà renoncé à la fourrure véritable, elles n’en ont pas pour autant abandonné le concept ! À l’occasion de la dernière Fashion Week, nombre d’entre elles ont créé des pièces en fausse fourrure d’un réalisme assez bluffant. À poils longs comme à poils courts, les manteaux imitent désormais à la quasi-perfection la fourrure des animaux autrefois utilisés. Donc, mesdames, la fausse fourrure étant maintenant adoubée par les plus grands couturiers, vous allez pouvoir la retrouver dans vos magasins préférés ! Autre texture en vogue pour la rentrée : les plumes ! Mais là, elles habillent plutôt les robes et les tenues de soirée auxquelles elles apportent une touche de glamour, de fantaisie et de sensualité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Veille Habillement
Informations communiquées par 
Business France

 

Japon/Hankyu investit dans un sélect shop pour homme

Hankyu Hanshin (www.hankyu-hanshin.co.jp/en/), l’une des principales chaînes de grands magasins au Japon, a enregistré des performances surpassant la moyenne d'un secteur qui a tendance à s’essouffler ces dernières années. La société continue ainsi d’investir pour renforcer son avantage dans la région du Kansai et prévoit une importante évolution de son magasin pour homme, le Hankyu Men’s (www.hankyu-dept.co.jp/mens-tokyo), situé dans le quartier business de Yurakucho à Tokyo.

A peu près 70 % de l’espace du magasin sera réaménagé. C'est la première rénovation majeure de cet espace de 11 000 m2 dédié aux marques haut de gamme. Le magasin se focalisera désormais davantage sur les marques de luxe importées. Cet investissement fait sens car le prêt-à-porter et les accessoires de mode pour homme ont très bien fonctionné pour Hankyu l’année dernière, avec des ventes en croissance de 2,8 % au global, comparé aux ventes pour la femme qui continuent de baisser (4,6 % au global). Ce magasin a enregistré une augmentation de ses ventes de près de 4,6 %, et celui d'Osaka (Men’s Emporium) une croissance record de 7 %.

Cela montre que les consommateurs japonais sont plus que jamais soucieux de leur apparence et attachent une grande importance au choix de leurs vêtements, en particulier chez les catégories les plus aisées, mais ce n’est pas la seule raison du succès de ces magasins. L’une des plus grandes forces du magasin d’Osaka est de ressembler davantage à un grand select shop et d’attirer en conséquence de nombreux consommateurs (20-30 ans).

L'enseigne a bien pris la mesure de cette tendance dans son magasin d’Osaka, qui aura servi de magasin test en quelque sorte. Le réagencement de l’espace du Hankyu Men’s Tokyo fera la part belle aux marques de luxe et les étages seront amménagés avec des zones dédiées par exemple aux «jet setters internationaux», aux «aventuriers», aux "entrepreneurs" et aux "créateurs". Cet agencement mettra en avant de nouvelles boutiques gérées directement par l'enseigne qui occuperont à peu près 25 % de l’espace.

Hankyu Hanshin continue d’affirmer sa position sur le marché de la distribution : malgré la fermeture temporaire de certains de ses magasins durant l’été dernier et l’impact sur le tourisme après la fermeture de l’aéroport du Kansai, les ventes globales ont tout de même augmenté de 1,3 %.

Les grands magasins au Japon sont en perte de vitesse. cela est lié à un changement de modes de consommation. Les consommateurs ont désormais une préférence pour les select shops qui sont des magasins plus «à taille humaine» regroupant des marques de qualité d’un luxe souvent moins conventionnel. C'est également lié à l’émergence de nouveaux acteurs, comme par exemple ceux qui opèrent dans la vente en ligne, qui connaît une croissance forte. Il semble que Hankyu Hanshin, en proposant une offre qui diffère légèrement de celle du grand magasin classique, parvienne à tirer son épingle du jeu dans un marché en transition, en dépit de la conjoncture défavorable au business model classique des grands magasins japonais.
Business France / NEULAT JULIEN

 

 

 

 

 

La mode, premier débouché pour le e-commerce au Japon

La part de marché du e-commerce avoisine désormais les 12 % du marché total de la mode et des accessoires, à peu près égale à celle des grands magasins, toujours en croissance. Les ventes en ligne ont désormais dépassé celles du prêt-à-porter des grands magasins qui sont malgré tout en tête grâce aux ventes d’accessoires de mode (écharpes, foulards, maroquinerie). Les grandes plateformes de vente en ligne que sont Amazon (www.amazon.co.jp/), Rakuten (www.rakuten.co.jp/), Yahoo (www.yahoo.co.jp/) et Zozo (https://zozo.jp/) continuent d’afficher une forte croissance et investissent dans un environnement très concurrentiel.

En ce qui concerne les ventes directes des détaillants et des sites e-commerce des marques, ils ne sont pas en reste et enregistrent une croissance rapide.

Depuis 2010, ce sont les ventes en ligne de prêt-à-porter qui ont enregistré la plus forte croissance, surpassées en 2015 par celles des produits alimentaires. Elle a également dépassé les autres canaux de distribution pendant cinq années consécutives. Selon les estimations de Japan Consuming, le marché du e-commerce de mode a atteint les 15,1 mds EUR en 2017, avec une croissance de 8,4 %, et devrait atteindre 17,2 mds EUR en 2018 avec une croissance de 12,1 %.

Qui plus est, ces taux de croissance sont nettement plus élevés pour les enseignes dont les ventes en ligne dépassent 80 M EUR, avec environ +15%. Le marché est donc à double vitesse. Les plateformes dédiées à la vente en ligne représentent à elles seules environ 55% du marché e-commerce de la mode, ce qui montre bien leur importance capitale pour les détaillants et les marques. Amazon, Rakuten et Yahoo sont généralistes, bien que les deux premiers ont sérieusement investi dans la mode ces dernières années, mais les purs players mode ne doivent pas être négligés : Zozo, le plus important, de très loin, a atteint les 2,15 Mds EUR de chiffre d’affaires en 2017. D’autres acteurs spécialisés comme Magaseek (www.magaseek.com/top/index/tp_1) ou Locondo (www.locondo.jp/) ont également enregistré une croissance supérieure à 15%.

Jusqu’à l’année dernière, Amazon et Zozo semblaient tirer les profits les plus importants de cette croissance, mais une série de faux pas - en particulier de Zozo - ainsi que le recentrage opéré par Rakuten sur son business model original, laissent présager que le peloton de tête sera désormais un trio. Malgré tous les efforts opérés par les détaillants et les marques pour se créer leurs propres circuits de distribution en ligne, parfois avec de beaux succès, rien ne laisse présager que les plateformes soient détrônées de sitôt : leur variété de produits, de prix bas, de commandes consolidées à grande échelle, de coupons de réductions, des avantages bien trop séduisants pour nombre de consommateurs.

Un autre facteur de croissance, dont Amazon, Rakuten et Yahoo profitent particulièrement, est le non positionnement de ces plateformes. Ce qui importe en effet, c’est la variété en termes de gammes et de prix. Auparavant, la plupart des marques haut de gamme refusaient leur référencement à côté de produits bien moins onéreux, un choix stratégique impossible en termes de branding. Mais cela n’est vrai que dans les points de vente physiques, où l’écart en termes d’image est immédiatement visible, car dans le monde des sites e-commerce qui vendent des dizaines de millions de SKUs*, le positionnement de ces plateformes elles-mêmes est de moins en moins pertinent, et c’est la raison pour laquelle de plus en plus de designers japonais de très haut niveau sont distribués sur Amazon à côté de marques «low cost  sans nuire à leur positionnement ultra sélectif.

Ce système à deux vitesses, partagé entre les ventes via les grandes plateformes et le souhait des marques de contrôler leur distribution, a un bel avenir devant lui. Les plateformes continueront à toucher un grand nombre de consommateurs pour que chacun ait accès aux marques et partout. Dans le même temps, les ventes en direct des marques permettent non seulement un contrôle accru, mais sont aussi autant d’occasions de lier marketing online et offline et de diversifier les collections entre les plateformes et l’e-commerce en propre. Les dix prochaines années, on peut raisonnablement s’attendre à ce que le retail  explose et se transforme leader du e-commerce, et à ce que la majorité des transactions de prêt-à-porter et d’accessoires bascule online. Les plus grandes enseignes seront les leaders de cette croissance, mais il s’agit, en dernière instance, de mode : il y aura donc toujours beaucoup d’opportunités pour que des marques plus modestes, agiles, ayant un bon rapport aux nouvelles technologies, connaissent également de beaux succès, y compris parmi celles qui seraient basées en dehors du Japon et envisageraient d’y vendre en direct.
Business France / NEULAT JULIEN

 

 

 

Etats Unis/La location de vêtements, un créneau porteur pour la mode

À une époque où les tendances changent rapidement, beaucoup de consommateurs pratiquent le ‘’je porte, je jette’’. Quant aux Millennials, certains achètent des vêtements, les portent et les retournent en magasin,  c’est ce que l’on appelle le ‘’wardrobing’’.

Un consommateur britannique sur cinq avoue utiliser cette "technique", d’après le cabinet d'études Mintel, le ‘wardrobing’ devient une problèmatique qui coûte cher et contribute inévitablement à de nombreux retours, qui peuvent atteindre jusqu’à 50 % de la totalité des ventes.

Mais les détaillants ne veulent plus supporter le coût de ces invendus.

Le service de location de vêtements pourrait être l'une des solutions... C’est une pratique courante dans le haut de gamme, mais assez compliqué pour les marques abordables et pourrait porter préjudice à la vente au détail. C'est une alternative complexe qui peut avoir un impact sur les ventes traditionnelles.

Express Inc. (www.express.com/) est l'une des marques américaines qui s'est lancé sur ce créneau.   

Les ventes diminuent aux Etats-Unis et en Europe, alors que le budget des consommatrices est dédié de plus en plus aux loisirs et vacances, au détriment des vêtements. La location de vêtements pourrait être un nouveau challenge pour les détaillants, mais pourrait également résoudre certains problèmes récurrents du secteur.

Les chaînes de vêtements tentent de faire face à ce nouveaux défi en créant des services de location. 

Il est beaucoup plus difficile de convaincre les consommateurs de louer des vêtements à des prix abordables plutôt que de louer les créations de défilés de mode, là où l’entreprise américaine Rent the Runway (www.renttherunway.com/) a réussi à se frayer un chemin. Elle propose beaucoup d’options chic et bon marché.

Cependant, d’autres modèles fonctionnent. Hirestreet (www.hirestreetuk.com/), une start-up britannique qui travaille indépendamment des détaillants, propose des locations de 10 jours qui débutent à 13 USD sur le marché de l’occasion moyen de gamme.

Aux Etats-Unis, CaaStle (www.caastle.com/index.html) gère un service de location pour sa propre marque Gwynnie Bee (https://closet.gwynniebee.com/) mais également pour les marques Express (www.express.com/), American Eagle Outfitters Inc. (www.ae.com/) et Ann Taylor (www.anntaylor.com/) du groupe Ascena Retail Group (www.ascenaretail.com/). Ils facturent au forfait chaque abonné actif pour fournir une offre complète, de la logistique au nettoyage des vêtements.  

Christine Hunsicker, PDG de CaaStle, affirme que les détaillants qui utilisent sa plateforme pour proposer des abonnements de location, peuvent générer des marges opérationnelles de 25 %. Ce qui est plus ou moins comparable à la rentabilité d’une chaîne de magasins de vêtements avec un positionnement milieu de gamme.

La location de vêtements est une industrie qui a ses limites. Le marché américain pourrait atteindre 4,4 milliards USD en 2028, d’après GlobalData, ce qui représenterait seulement 0,9 % des ventes totales de vêtements cette année là.

Mais pour certaines chaînes de magasins comme celles qui ciblent des consommateurs plus jeune, la location contribuera au combat contre le wardrobing’. Et pour beaucoup d’autres, cela sera une façon  d’attirer de nouveaux clients. C. Hunsicker estime que 50 % sont des nouveaux abonnés ou n’ont pas acheté chez le détaillant depuis 12-24 mois.

Cela peut aussi aider les marques puisque que la tendance est plutôt à la durabilité. Des législateurs britanniques ont récemment proposé une taxe d’un centime sur tous les nouveaux vêtements. H&M l’envisage avec d’autres initiatives dans sa stratégie favorisant le développement durable, avantage supplémentaire qui pourrait modifier ses 4 millions USD de stocks invendus. C’est également une manière pour les enseignes de vêtements de tirer parti de l'intérêt croissant des consommateurs pour une économie collaborative.
Business France /MUSADI Claudette



 

 

Etats Unis/Exit le luxe abordable, Calvin Klein met fin à ses collections haut de gamme

La marque Calvin Klein (www.calvinklein.fr) qui était l’une des principales marques présentes à la Fashion Week de New York, a annoncé qu'elle mettrait fin à ses collections haut de gamme.

L'arrêt de l'activité marque l'abandon d'un modèle commercial qui a longtemps fait la renommée de l’industrie du secteur : le rayonnement d'une ligne qui doit attirer l’attention, l’investissement marketing dans l’image de la marque, via des collections haute couture.

Ce modèle a longtemps été pratiqué par les opérateurs américains du secteur, à l'instar des marques Ralph Lauren et Michael Kors, qui ont construit une image sur le "luxe abordable".

Derrière cette stratégie, les ventes de vêtements haut de gamme peuvent être relativement modestes, mais le désir et la reconnaissance sont des moteurs essentiels pour les autres gammes.

Tom Murry, ancien Directeur général de Calvin Klein, qualifiait cette stratégie axée sur le marketing. Lorsque Raf Simons a pris ses fonctions de Directeur artistique en 2016, les ventes haut de gamme représentaient moins de 5% du chiffre d’affaires de la marque, soit 8,2 milliards USD.

Au lieu de simplement réduire son investissement dans la mode, la marque semble avoir décidé de complètement l’abandonner.

Calvin Klein a fait un pari aussi extrême, mais dans le sens opposé. Sa ligne haut de gamme sera désormais une collection de jeans. En réalité, la société affirme que, avec l’augmentation du coût de la vie, les trop grandes dépenses dans le marketing ne sont plus nécessaires. Et il est vrai que leurs plus grandes campagnes publicitaires n'étaient pas liées à la mode mais au spectacle : Justin Bieber et Kylie Jenner en jeans, la famille Kardashian en sous-vêtements et en denim.
Business France /TONIN melissa





 

Espagne/Anthropologie poursuit son expansion européenne

Déjà présent en Europe depuis 2009 avec une boutique à Londres, le groupe américain URBN renforce sa présence, dix ans après, avec l’ouverture d’un nouveau magasin à Barcelone en février dernier.  Anthropologie (www.anthropologie.com), chaîne de mode féminine, a ouvert son magasin sur Paseo de Gracia, avec une surface de plus de 365 m², après deux ans de recherche.

Anthropologie est l’enseigne leader du groupe URBN, qui a enregistré un chiffre d’affaires de 1,59 milliard USD en 2018, en hausse de 8,76 %. Au niveau global, le groupe URBN détient également Free People (/www.freepeople.com) et Urban Oufitters (www.urbanoutfitters.com), a atteint des ventes à 3,95 milliards USD en 2018. Le réseau Anthropologie se compose de 226 magasins dont 204 situés aux Etats-Unis, 12 au Canada et 10 en Europe.

L'enseigne Anthropologie propose de nouvelles collections chaque semaine et se distingue par son merchandising unique. Créée en 1992, elle avait ouvert son premier magasin à Wayne en Pennsylvanie. La marque s’adresse aux femmes âgées de 30 à 45 ans, les prix oscillent entre 200 USD pour une paire de botte, 120 USD pour un pull et 150 USD pour un jean.

Le groupe URBN est arrivé sur le marché espagnol en mai 2014 avec l’ouverture d’une première boutique de sa marque phare Urban Outfitters dans le centre commercial El Triangle, en plein cœur de Barcelone.

Selon Peter Ruis, Directeur international  nommé en juillet 2018,  l’arrivée de la marque en Espagne est le début d'une grande expansion européenne : Barcelone est une ville à fort potentiel et l’une des premières destinations touristiques. Si l’implantation d’Anthropologie est un succès en Espagne la marque envisage de conquérir Madrid et de lancer son site web espagnol dans les prochains mois. La griffe américaine se veut de plus en plus européenne et projette également de s' installer à Paris, Hambourg, Berlin, ou Amsterdam.
Business France / MERIT Céline

 

 

 

Allemagne/L'univers du sport rejoint le prêt-à-porter

Les acteurs du secteur de la mode assimilent l'expérience d'achat du consommateur à une «micro aventure» (nouveau concept en vogue) au même titre qu’une escalade en montagne.

De nombreux distributeurs d’articles de sport ont récemment développé ou prévoient de créer un espace dédiée à la mode. Dans une interview à Textilwirtschaft, la chaîne SportScheck (www.sportscheck.com) d’origine autrichienne et très bien implantée en Allemagne, prévoit le développement du streetwear et des vêtements casual dans ses magasins. Pour l'enseigne, il est primordial de référencer des marques qui propose un design innovant et mode, pour impact important sur les médias sociaux et pour toucher de nouveaux clients. Elle privilégie également les fournisseurs éco-responsables qui proposent un plus large assortiment, qui racontent une histoire (storytelling) : accessoires, sous-vêtements, chaussures, sacs à dos plus sophistiqués.

Le CEO de la société Engelhorn Sports (www.engelhorn.de) à Mannheim souhaite également développer l’espace Urban Outdoor dans ses points de vente et proposer des tenues complètes à ses clients. Ce dernier est en permanence en recherche de nouvelles petites marques pour compléter ses collections et en fonction de cibles bien précises avec pour objectif de surprendre. Le site internet de la marque est ainsi clairement défini en deux catégories : une partie mode sous la désignation «Fashion» et une partie sport sous la désignation «Sport». Une rubrique «business», avec par exemple des marques de chemises telles que Jacques Britt, Van Laack, Strellson, BOSS et la marque en propre de Engelhorn Selection y sont développées.

Sport Schuster (www.sport-schuster.de - Munich), référence en matière d’équipement pour la montagne, a réagencé sa surface de vente pour créer un espace de 300 m² dédié à l'Urban Outdoor. Au préalable, ce segment a été testé plusieurs fois auprès de sa clientèle.

Le phénomène inverse s'observe à Hambourg où c’est le magasin de prêt-à-porter haut de gamme Braun (www.braun-hamburg.com - 85 employés) qui a référencé la marque Mammut, spécialisée dans les équipements pour l’escalade, la randonnée et le ski. Sa collection Delta X-Kollektion est également référencée dans une quarantaine de grands magasins ou de magasins spécialisés comme Lodenfrey à Munich.

Ce mélange entre sport et mode a particulièrement été accentué lors de la dernière édition du salon ISPO (/www.ispo.com) de janvier dernier.

Le hall B1, réservé au segment sport premium, était dédié à des marques prestigieuses telles que Fusalp (Annecy), Colmar, Emporio Armani, qui ont présenté des collections de prêt-à-porter sportswear et Skiwear dans des stands spectaculaires. Une exposition sur le sportswear a même été organisée dans les allées du salon. Dans le hall A5, un espace Urban sportswear a parfaitement reflété la fusion du sport et de la mode. Cette année, les nouveaux halls A5 et A6 réservés au fitness, au bien-être, à l’athleisure et aux tissus wearable (tissus connectés) ont été ouverts.

Un pavillon français, le "Camp de base", a rassemblé 27 exposants de l’hexagone, pour promouvoir le savoir-faire des Alpes françaises. Parmi des articles de sport, des marques de prêt-à-porter comme Damart et Sports d’Epoque étaient présentes. Cet événement était organisé par l’association française Outdoor Sports Valley, avec le soutien de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de nombreux partenaires.

Sur l’ISPO de février 2019, 2 943 exposants ont présenté leurs produits, soit une croissance de 5 % par rapport à l’année passée. La part des exposants internationaux était de 89 % (88 % en 2018)
Business France /GUÉRIN Laurent

 

 

 

Royaume Uni / La technologie au service de la mode

Le climat actuel, lié aux incertitudes du Brexit, impose aux entreprises du secteur de la mode innovation et suivi des dernières tendances. C’est dans cette perspective que le programme «Future Fashion Factory» (FFF - https://futurefashionfactory.org), a pour objectif d’introduire la technologie dans le processus de création et de fabrication des vêtements, dans une démarche économique et éco-responsable.

Né à Leeds, fleuron du textile dans le Yorkshire, le programme a déjà reçu 6,4 millions EUR de fonds du Conseil de Recherche pour les Arts et l’Humanité (CRAH), et 3,5 millions EUR de différentes entités de l’industrie textile. Ainsi, le secteur de la mode, avec ses 900 000 salariés et un chiffre d’affaires annuel de 37 milliards EUR, est un secteur-clé pour l’économie britannique qui doit continuer à prospérer. C’est également l'un des objectifs du programme FFF.

Jusqu'à 2023, ce programme peut compter sur le soutien de petits comme de grands, les fabricants comme les distributeurs, mais également différentes universités et associations britanniques du secteur.

Le Futur Fashion Factory s’articule autour de 3 principaux axes de développement :

Tout d’abord, faciliter la prise de décision avec des outils d’intelligence artificielle, sans pour autant museler les créateurs. A terme, des collections plus novatrices et plus «propres» permettront de minimiser le gaspillage et de favoriser le recyclage, notamment pour les produits n fin de vie.

Le deuxième axe important du programme est l’utilisation du digital dans le but d’améliorer le processus de création, par exemple en utilisant la réalité virtuelle immersive pour ne plus avoir à envoyer d’échantillons ou éviter de changer trop souvent les matières des esquisses au cours du processus de création des collections. Selon Jalaj Hora, vice-Présidente en charge de l’ingénierie et de la qualité chez Burberry (www.burberry.com), faire travailler ensemble des acteurs du secteur et des spécialistes du digital permet d’implémenter de nouvelles technologies qui seront bénéfiques pour tous dans le futur, tant dans les processus de fabrication que dans l’impact environnemental.

Enfin, le dernier axe majeur du FFF sera d'organiser la formation de la nouvelle génération de créateurs technophiles. Stephen Russell, Directeur du programme, insiste sur le fait qu’il est important de développer de nouveaux programmes d’apprentissage, afin que les nouvelles technologies soient bien présentes et intégrées dans l’esprit des futurs créateurs. Les marques qui ont déjà une histoire pourront également y trouver leur compte, en associant innovation et tradition.

Le FFF aura ainsi un impact économique positif pour les petites comme les grandes marques et sera le symbole d’une réelle symbiose entre mode et technologie. Ce programme signera donc le renouveau du secteur, après la difficile période d'incertitude liée au Brexit.
Business France /FITZGERALD Roselyne

 

 

 

 

 

 

 

 


Ces informations nous sont
communiquées par Business France