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En Bref

 

             



 

 

Google/L'Obs

Les « dad sandals », le nouveau snobisme mode

La marque Teva a joué des coudes pour transformer un modèle tombé aux oubliettes en tendance mode pointue.
Semelle outdoor crantée, brides textile à scratch, la célèbre sandale de sport des années 90 Teva n’a rien d’esthétique si ce n’est le confort absolu plébiscité par les randonneurs. Autrefois réservée aux sportifs, le modèle s’est frayé une place directement sur les podiums des créateurs pour devenir l’accessoire référence des tendances été 2019.

Lors de son défilé printemps-été 2014, Prada délaissait l’attirail banane en nylon-k-way-pantalon zippé mais lançait avec confiance un ersatz paré de strass démesurés et associé à des robes droites. Un ovni réservé alors à une élite d’avant-gardistes mais qui a depuis su convaincre les pontes du streetstyle made in Instagram. La tendance, baptisée « dad sandals » donne une alternative estivale aux « dad shoes », des baskets massives tout droit sorties de l’univers des années 80/90. C’est d’ailleurs en 1984 qu’un guide de rivière du Grand Canyon a l’idée de fixer deux bracelets de Velcro à ses tongs pour créer des chaussures sportives, ouvertes et résistantes. En révolutionnant le quotidien des aventuriers, la marque américaine Teva a marqué sa génération avant de sombrer peu à peu dans l’oubli. Alors pour se racheter une crédibilité mode, la griffe a tiré les bonnes ficelles du marketing qui ont fonctionné pour Van’s, Birkenstock ou encore UGG, à savoir collaborer avec le luxe pour mieux renaître de ses cendres.

Cette saison, le label américain Opening Ceremony a donc remis au goût du jour l’esthétique originel de la sandale en élaborant une nouvelle semelle compensée, un clin d’œil supplémentaire à l’une des tendances marquantes des années 90. L’artiste danois Han Kjøbenhavn a privilégié les lignes minimalistes du modèle autour de nouvelles propositions monochromes et épurées. Cool et confortables, les Teva s’inscrivent dans le phénomène sportswear qui influence la mode depuis déjà plusieurs années. Mieux, elles se glissent dans le périmètre des « ugly shoes », autrefois méprisées et aujourd’hui adulées. Homme, femme, jeans Levi’s vintage, jupe midi plissée, le hashtag génère déjà 1,2 millions de posts Instagram, signe d’une tendance affirmée.

Collaborations avec Prada et Marc Jacobs, ce nouveau visuel se décline chez plusieurs autres créateurs du luxe. Couleurs monochromes et brides matelassées chez Chanel, sandales de trekking en veau velours et imprimé python chez Chloé ou encore modèle hybride immaculé et clouté chez Gucci, le fétichisme est partout et s’adapte à n’importe quel style. Et à n’importe quel budget... Si les modeux ont déjà succombé aux versions créateur, le modèle originel Teva est accessible dès 45 euros. Abordables, confortables et maintenant cool, les trois arguments suffiront peut-être à faire oublier les escarpins aux allures d’instrument de torture, au moins pour la prochaine saison. Convaincu(e)s? Si ce n’est pas le cas, vous pouvez toujours reprendre la maxime énoncée par Marc Beaugé, le monsieur Style des médias (Canal+, M Le Monde, L’Etiquette...) lorsqu’il a été interpellé au sujet de ces sandales : « Il est important de connaître les tendances pour... les éviter ».







Google/
Femme Actuelle

Coupe du monde féminine de football : à quoi ressemblent les Bleues en dehors du terrain ?

Amandine Henry très élégante dans un ensemble noir aux détails satinés sur les revers de sa veste et au pantalon à bandes contrastées, lors de la 28ème cérémonie des trophées UNFP (Union nationale des footballeurs professionnels) au Pavillon d'Armenonville à Paris, France, le 19 mai 2019. 

Amandine Henry, capitaine des Bleues, adopte la tendance athleisure en sweat et pantalon large, à Clairefontaine, le 21 mai 2019. 

Eugénie Le Sommer glamour dans une ravisante robe rouge lors de la 28ème cérémonie des trophées UNFP (Union nationale des footballeurs professionnels) au Pavillon d'Armenonville à Paris, France, le 19 mai 2019. 
Eugenie Le Sommer, opte pour un look sportswear en bomber rose pastel et slim noir, à Clairefontaine, le 21 mai 2019.

Eugénie Le Sommer dévoile ses jmabes musclées dans une petite robe lors de la soirée des Sportel Awards 2018 au Grimaldi Forum à Monaco le 23 octobre 2018. 
 

Wendie Renard très élégante dans un ensemble costume noire et chemise satinée à col lavallière, lors de la 28ème cérémonie des Sportel Awards au Grimaldi Forum à Monaco, le 24 octobre 2017.

Baskets blanches et manteau long, Emelyne Laurent arrive dans un ensemble sporty-chic, à Clairefontaine, le 13 mai 2019.

Jean destroy, bomber blanc et baskets, Marion Torrent arrive dans un total look inspiré de la tendance athleisure, à Clairefontaine, le 13 mai 2019.

Grace Geyoro, ose le total look noir et une paire de baskets jaune pour ajouter une note

 

 

 

Google/Les Échos

Comment la cosmétique française s'adapte à la mode du local

La France reste le champion mondial de la cosmétique. Les exportations ont encore progressé de 6,3 % l'an dernier. Mais l'essor de l'achat local, des applications comme Yuka ou des marques lancées par les stars des réseaux sociaux imposent de s'adapter. 

Parfums, rouges à lèvres, soins visage... La cosmétique française continue de rayonner à l'international. Les exportations ont passé le cap des 14,5 milliards en 2018, en hausse de 6,3 %. Ce qui fait du secteur le troisième contributeur à la balance commerciale. La France reste le champion mondial de la beauté, avec 23 % de parts de marché.

On connaît L'Oréal, LVMH, Clarins, mais derrière les grands acteurs se cachent une myriade de PME, dont 82 % ont un actionnaire familial unique. Une filière très tournée vers l'international qui, des fournisseurs de matières premières aux fabricants, en passant par la distribution sélective, affiche un chiffre d'affaires de 45 milliards d'euros, et emploie 246.000 salariés, indique une étude du cabinet Asterès pour la Fédération des entreprises de la beauté (FEBEA).

20 % des achats par les touristes

« Cette prédominance des exportations, qui compte pour 60 % de l'activité, oblige les entreprises à gagner en qualité, et renforce leur position y compris en France », souligne Nicolas Bouzou, économiste et directeur d'Asterès. De fait, les touristes étrangers en visite dans l'Hexagone y font leurs emplettes de produits de beauté. Leurs dépenses comptent pour 20 % du chiffre d'affaires local des entreprises, soit 3 milliards d'euros.

La marque « France » a donc une réelle portée dans ce secteur. La preuve, selon la FEBEA, les produits cosmétiques tricolores peuvent afficher un prix en moyenne 30 % supérieur à celui d'un produit équivalent d'un autre pays. Une puissance, qui repose d'abord sur un imaginaire fort et un art de vivre. « La cosmétique française fait rêver, elle évoque Paris, la ville lumière, le chic de la femme française partout copiée, et de plus en plus le terroir, notamment la Provence, relève Patrick O'Quin, le président de la FEBEA.
C'est le constat de l'étude du cabinet CH2 sur l'attractivité de la France dans ce domaine. La qualité des produits, leur innocuité est aussi un atout non négligeable dans cette compétition mondiale. Par exemple aux yeux des consommateurs chinois pour lesquels, la sécurité est une forte demande. L'innovation est un autre moteur, plutôt conduite par les grands groupes, que les start-up. « Sur 15 milliards investis dans les start-up en 2018, seuls 100 millions d'euros l'ont été dans la cosmétique", note la Fédération.

 

 

 

Google/Marie France magazine

Adopter un look glamour

Style phare du monde cinématographique hollywoodien, le glamour séduit les modeuses qui visent l’élégance et le raffinement. Il permet d’être sexy sans être vulgaire. Adopter ce style implique cependant de soigner son apparence de la tête aux pieds. Les tenues qui mettent en valeur vos attributs sont à privilégier. Découvrez les astuces.

Trouver les bonnes pièces pour un look glamour

L’essor du style glamour est dû à son charme incontestable et à la sophistication qu’il dégage. Il est prisé dans l’univers de la mode féminine. Plus qu’une manière de s’habiller, ce style est également un outil de séduction. Porter une tenue glamour au quotidien comme lors des grands évènements signifie se démarquer et attirer les regards. La méthode est cependant simple : avoir le sens de l’élégance et du raffinement. Pour ce faire, il est essentiel de posséder les pièces basiques d’un look glamour : un tailleur, une petite robe noire, un jeans, un pantalon de coupe masculine, une jupe droite, un pull en V et un Trench. Dénichez des articles de marque et très tendance à moindre coût sur un site de ventes privées femme. À fortiori, vous y trouverez une riche collection de vêtements et d’accessoires ainsi qu’une panoplie d’articles de marques de luxe connues. Vous donnez assurément une touche sophistiquée à votre garde-robe.

Par ailleurs, il est important de savoir ce qui vous va, ce qui met en valeur vos atouts physiques et de sublimer votre tenue avec les bons accessoires. Privilégiez les décolletés si vous avez une belle poitrine. N’hésitez pas à associer un T-shirt à une jupe fendue tombant sur vos genoux pour afficher vos jambes interminables. N’oubliez pas les accessoires pour illuminer et compléter votre look : une paire de boucles d’oreilles dorées, des lunettes de soleil, un sac à main en cuir noir ou une pochette. Préférez les chaussures à talons, à savoir les escarpins et les boots pour afficher votre élégance. Les derniers détails pour parfaire votre look : une coiffure chic décontractée, un maquillage frais et surtout du rouge à lèvres.

Les erreurs à éviter pour un look glamour

La règle d’or d’un lookglamour est de rester sobre de façon à être féminine et chic sans en faire trop. Il est primordial de ne pas surcharger sa tenue au niveau des couleurs et des accessoires. Les habits qui boudinent et les vêtements trop courts sont proscrits. Les pièces clinquantes et imprimées sont à utiliser par petites touches. Les sous-vêtements apparents gâchent l’élégance d’une tenue. Le total look comme le mélange improbable des couleurs compte également parmi les faux-pas à éviter. Il est à noter que l’élégance combine sophistication mesurée, finesse et raffinement.

 

 

 

Veille Habillement
Informations communiquées par 
Business France

 

Japon/Hankyu investit dans un sélect shop pour homme

Hankyu Hanshin (www.hankyu-hanshin.co.jp/en/), l’une des principales chaînes de grands magasins au Japon, a enregistré des performances surpassant la moyenne d'un secteur qui a tendance à s’essouffler ces dernières années. La société continue ainsi d’investir pour renforcer son avantage dans la région du Kansai et prévoit une importante évolution de son magasin pour homme, le Hankyu Men’s (www.hankyu-dept.co.jp/mens-tokyo), situé dans le quartier business de Yurakucho à Tokyo.

A peu près 70 % de l’espace du magasin sera réaménagé. C'est la première rénovation majeure de cet espace de 11 000 m2 dédié aux marques haut de gamme. Le magasin se focalisera désormais davantage sur les marques de luxe importées. Cet investissement fait sens car le prêt-à-porter et les accessoires de mode pour homme ont très bien fonctionné pour Hankyu l’année dernière, avec des ventes en croissance de 2,8 % au global, comparé aux ventes pour la femme qui continuent de baisser (4,6 % au global). Ce magasin a enregistré une augmentation de ses ventes de près de 4,6 %, et celui d'Osaka (Men’s Emporium) une croissance record de 7 %.

Cela montre que les consommateurs japonais sont plus que jamais soucieux de leur apparence et attachent une grande importance au choix de leurs vêtements, en particulier chez les catégories les plus aisées, mais ce n’est pas la seule raison du succès de ces magasins. L’une des plus grandes forces du magasin d’Osaka est de ressembler davantage à un grand select shop et d’attirer en conséquence de nombreux consommateurs (20-30 ans).

L'enseigne a bien pris la mesure de cette tendance dans son magasin d’Osaka, qui aura servi de magasin test en quelque sorte. Le réagencement de l’espace du Hankyu Men’s Tokyo fera la part belle aux marques de luxe et les étages seront amménagés avec des zones dédiées par exemple aux «jet setters internationaux», aux «aventuriers», aux "entrepreneurs" et aux "créateurs". Cet agencement mettra en avant de nouvelles boutiques gérées directement par l'enseigne qui occuperont à peu près 25 % de l’espace.

Hankyu Hanshin continue d’affirmer sa position sur le marché de la distribution : malgré la fermeture temporaire de certains de ses magasins durant l’été dernier et l’impact sur le tourisme après la fermeture de l’aéroport du Kansai, les ventes globales ont tout de même augmenté de 1,3 %.

Les grands magasins au Japon sont en perte de vitesse. cela est lié à un changement de modes de consommation. Les consommateurs ont désormais une préférence pour les select shops qui sont des magasins plus «à taille humaine» regroupant des marques de qualité d’un luxe souvent moins conventionnel. C'est également lié à l’émergence de nouveaux acteurs, comme par exemple ceux qui opèrent dans la vente en ligne, qui connaît une croissance forte. Il semble que Hankyu Hanshin, en proposant une offre qui diffère légèrement de celle du grand magasin classique, parvienne à tirer son épingle du jeu dans un marché en transition, en dépit de la conjoncture défavorable au business model classique des grands magasins japonais.
Business France / NEULAT JULIEN

 

 

 

 

 

La mode, premier débouché pour le e-commerce au Japon

La part de marché du e-commerce avoisine désormais les 12 % du marché total de la mode et des accessoires, à peu près égale à celle des grands magasins, toujours en croissance. Les ventes en ligne ont désormais dépassé celles du prêt-à-porter des grands magasins qui sont malgré tout en tête grâce aux ventes d’accessoires de mode (écharpes, foulards, maroquinerie). Les grandes plateformes de vente en ligne que sont Amazon (www.amazon.co.jp/), Rakuten (www.rakuten.co.jp/), Yahoo (www.yahoo.co.jp/) et Zozo (https://zozo.jp/) continuent d’afficher une forte croissance et investissent dans un environnement très concurrentiel.

En ce qui concerne les ventes directes des détaillants et des sites e-commerce des marques, ils ne sont pas en reste et enregistrent une croissance rapide.

Depuis 2010, ce sont les ventes en ligne de prêt-à-porter qui ont enregistré la plus forte croissance, surpassées en 2015 par celles des produits alimentaires. Elle a également dépassé les autres canaux de distribution pendant cinq années consécutives. Selon les estimations de Japan Consuming, le marché du e-commerce de mode a atteint les 15,1 mds EUR en 2017, avec une croissance de 8,4 %, et devrait atteindre 17,2 mds EUR en 2018 avec une croissance de 12,1 %.

Qui plus est, ces taux de croissance sont nettement plus élevés pour les enseignes dont les ventes en ligne dépassent 80 M EUR, avec environ +15%. Le marché est donc à double vitesse. Les plateformes dédiées à la vente en ligne représentent à elles seules environ 55% du marché e-commerce de la mode, ce qui montre bien leur importance capitale pour les détaillants et les marques. Amazon, Rakuten et Yahoo sont généralistes, bien que les deux premiers ont sérieusement investi dans la mode ces dernières années, mais les purs players mode ne doivent pas être négligés : Zozo, le plus important, de très loin, a atteint les 2,15 Mds EUR de chiffre d’affaires en 2017. D’autres acteurs spécialisés comme Magaseek (www.magaseek.com/top/index/tp_1) ou Locondo (www.locondo.jp/) ont également enregistré une croissance supérieure à 15%.

Jusqu’à l’année dernière, Amazon et Zozo semblaient tirer les profits les plus importants de cette croissance, mais une série de faux pas - en particulier de Zozo - ainsi que le recentrage opéré par Rakuten sur son business model original, laissent présager que le peloton de tête sera désormais un trio. Malgré tous les efforts opérés par les détaillants et les marques pour se créer leurs propres circuits de distribution en ligne, parfois avec de beaux succès, rien ne laisse présager que les plateformes soient détrônées de sitôt : leur variété de produits, de prix bas, de commandes consolidées à grande échelle, de coupons de réductions, des avantages bien trop séduisants pour nombre de consommateurs.

Un autre facteur de croissance, dont Amazon, Rakuten et Yahoo profitent particulièrement, est le non positionnement de ces plateformes. Ce qui importe en effet, c’est la variété en termes de gammes et de prix. Auparavant, la plupart des marques haut de gamme refusaient leur référencement à côté de produits bien moins onéreux, un choix stratégique impossible en termes de branding. Mais cela n’est vrai que dans les points de vente physiques, où l’écart en termes d’image est immédiatement visible, car dans le monde des sites e-commerce qui vendent des dizaines de millions de SKUs*, le positionnement de ces plateformes elles-mêmes est de moins en moins pertinent, et c’est la raison pour laquelle de plus en plus de designers japonais de très haut niveau sont distribués sur Amazon à côté de marques «low cost  sans nuire à leur positionnement ultra sélectif.

Ce système à deux vitesses, partagé entre les ventes via les grandes plateformes et le souhait des marques de contrôler leur distribution, a un bel avenir devant lui. Les plateformes continueront à toucher un grand nombre de consommateurs pour que chacun ait accès aux marques et partout. Dans le même temps, les ventes en direct des marques permettent non seulement un contrôle accru, mais sont aussi autant d’occasions de lier marketing online et offline et de diversifier les collections entre les plateformes et l’e-commerce en propre. Les dix prochaines années, on peut raisonnablement s’attendre à ce que le retail  explose et se transforme leader du e-commerce, et à ce que la majorité des transactions de prêt-à-porter et d’accessoires bascule online. Les plus grandes enseignes seront les leaders de cette croissance, mais il s’agit, en dernière instance, de mode : il y aura donc toujours beaucoup d’opportunités pour que des marques plus modestes, agiles, ayant un bon rapport aux nouvelles technologies, connaissent également de beaux succès, y compris parmi celles qui seraient basées en dehors du Japon et envisageraient d’y vendre en direct.
Business France / NEULAT JULIEN

 

 

 

Etats Unis/La location de vêtements, un créneau porteur pour la mode

À une époque où les tendances changent rapidement, beaucoup de consommateurs pratiquent le ‘’je porte, je jette’’. Quant aux Millennials, certains achètent des vêtements, les portent et les retournent en magasin,  c’est ce que l’on appelle le ‘’wardrobing’’.

Un consommateur britannique sur cinq avoue utiliser cette "technique", d’après le cabinet d'études Mintel, le ‘wardrobing’ devient une problèmatique qui coûte cher et contribute inévitablement à de nombreux retours, qui peuvent atteindre jusqu’à 50 % de la totalité des ventes.

Mais les détaillants ne veulent plus supporter le coût de ces invendus.

Le service de location de vêtements pourrait être l'une des solutions... C’est une pratique courante dans le haut de gamme, mais assez compliqué pour les marques abordables et pourrait porter préjudice à la vente au détail. C'est une alternative complexe qui peut avoir un impact sur les ventes traditionnelles.

Express Inc. (www.express.com/) est l'une des marques américaines qui s'est lancé sur ce créneau.   

Les ventes diminuent aux Etats-Unis et en Europe, alors que le budget des consommatrices est dédié de plus en plus aux loisirs et vacances, au détriment des vêtements. La location de vêtements pourrait être un nouveau challenge pour les détaillants, mais pourrait également résoudre certains problèmes récurrents du secteur.

Les chaînes de vêtements tentent de faire face à ce nouveaux défi en créant des services de location. 

Il est beaucoup plus difficile de convaincre les consommateurs de louer des vêtements à des prix abordables plutôt que de louer les créations de défilés de mode, là où l’entreprise américaine Rent the Runway (www.renttherunway.com/) a réussi à se frayer un chemin. Elle propose beaucoup d’options chic et bon marché.

Cependant, d’autres modèles fonctionnent. Hirestreet (www.hirestreetuk.com/), une start-up britannique qui travaille indépendamment des détaillants, propose des locations de 10 jours qui débutent à 13 USD sur le marché de l’occasion moyen de gamme.

Aux Etats-Unis, CaaStle (www.caastle.com/index.html) gère un service de location pour sa propre marque Gwynnie Bee (https://closet.gwynniebee.com/) mais également pour les marques Express (www.express.com/), American Eagle Outfitters Inc. (www.ae.com/) et Ann Taylor (www.anntaylor.com/) du groupe Ascena Retail Group (www.ascenaretail.com/). Ils facturent au forfait chaque abonné actif pour fournir une offre complète, de la logistique au nettoyage des vêtements.  

Christine Hunsicker, PDG de CaaStle, affirme que les détaillants qui utilisent sa plateforme pour proposer des abonnements de location, peuvent générer des marges opérationnelles de 25 %. Ce qui est plus ou moins comparable à la rentabilité d’une chaîne de magasins de vêtements avec un positionnement milieu de gamme.

La location de vêtements est une industrie qui a ses limites. Le marché américain pourrait atteindre 4,4 milliards USD en 2028, d’après GlobalData, ce qui représenterait seulement 0,9 % des ventes totales de vêtements cette année là.

Mais pour certaines chaînes de magasins comme celles qui ciblent des consommateurs plus jeune, la location contribuera au combat contre le wardrobing’. Et pour beaucoup d’autres, cela sera une façon  d’attirer de nouveaux clients. C. Hunsicker estime que 50 % sont des nouveaux abonnés ou n’ont pas acheté chez le détaillant depuis 12-24 mois.

Cela peut aussi aider les marques puisque que la tendance est plutôt à la durabilité. Des législateurs britanniques ont récemment proposé une taxe d’un centime sur tous les nouveaux vêtements. H&M l’envisage avec d’autres initiatives dans sa stratégie favorisant le développement durable, avantage supplémentaire qui pourrait modifier ses 4 millions USD de stocks invendus. C’est également une manière pour les enseignes de vêtements de tirer parti de l'intérêt croissant des consommateurs pour une économie collaborative.
Business France /MUSADI Claudette



 

 

Etats Unis/Exit le luxe abordable, Calvin Klein met fin à ses collections haut de gamme

La marque Calvin Klein (www.calvinklein.fr) qui était l’une des principales marques présentes à la Fashion Week de New York, a annoncé qu'elle mettrait fin à ses collections haut de gamme.

L'arrêt de l'activité marque l'abandon d'un modèle commercial qui a longtemps fait la renommée de l’industrie du secteur : le rayonnement d'une ligne qui doit attirer l’attention, l’investissement marketing dans l’image de la marque, via des collections haute couture.

Ce modèle a longtemps été pratiqué par les opérateurs américains du secteur, à l'instar des marques Ralph Lauren et Michael Kors, qui ont construit une image sur le "luxe abordable".

Derrière cette stratégie, les ventes de vêtements haut de gamme peuvent être relativement modestes, mais le désir et la reconnaissance sont des moteurs essentiels pour les autres gammes.

Tom Murry, ancien Directeur général de Calvin Klein, qualifiait cette stratégie axée sur le marketing. Lorsque Raf Simons a pris ses fonctions de Directeur artistique en 2016, les ventes haut de gamme représentaient moins de 5% du chiffre d’affaires de la marque, soit 8,2 milliards USD.

Au lieu de simplement réduire son investissement dans la mode, la marque semble avoir décidé de complètement l’abandonner.

Calvin Klein a fait un pari aussi extrême, mais dans le sens opposé. Sa ligne haut de gamme sera désormais une collection de jeans. En réalité, la société affirme que, avec l’augmentation du coût de la vie, les trop grandes dépenses dans le marketing ne sont plus nécessaires. Et il est vrai que leurs plus grandes campagnes publicitaires n'étaient pas liées à la mode mais au spectacle : Justin Bieber et Kylie Jenner en jeans, la famille Kardashian en sous-vêtements et en denim.
Business France /TONIN melissa





 

Espagne/Anthropologie poursuit son expansion européenne

Déjà présent en Europe depuis 2009 avec une boutique à Londres, le groupe américain URBN renforce sa présence, dix ans après, avec l’ouverture d’un nouveau magasin à Barcelone en février dernier.  Anthropologie (www.anthropologie.com), chaîne de mode féminine, a ouvert son magasin sur Paseo de Gracia, avec une surface de plus de 365 m², après deux ans de recherche.

Anthropologie est l’enseigne leader du groupe URBN, qui a enregistré un chiffre d’affaires de 1,59 milliard USD en 2018, en hausse de 8,76 %. Au niveau global, le groupe URBN détient également Free People (/www.freepeople.com) et Urban Oufitters (www.urbanoutfitters.com), a atteint des ventes à 3,95 milliards USD en 2018. Le réseau Anthropologie se compose de 226 magasins dont 204 situés aux Etats-Unis, 12 au Canada et 10 en Europe.

L'enseigne Anthropologie propose de nouvelles collections chaque semaine et se distingue par son merchandising unique. Créée en 1992, elle avait ouvert son premier magasin à Wayne en Pennsylvanie. La marque s’adresse aux femmes âgées de 30 à 45 ans, les prix oscillent entre 200 USD pour une paire de botte, 120 USD pour un pull et 150 USD pour un jean.

Le groupe URBN est arrivé sur le marché espagnol en mai 2014 avec l’ouverture d’une première boutique de sa marque phare Urban Outfitters dans le centre commercial El Triangle, en plein cœur de Barcelone.

Selon Peter Ruis, Directeur international  nommé en juillet 2018,  l’arrivée de la marque en Espagne est le début d'une grande expansion européenne : Barcelone est une ville à fort potentiel et l’une des premières destinations touristiques. Si l’implantation d’Anthropologie est un succès en Espagne la marque envisage de conquérir Madrid et de lancer son site web espagnol dans les prochains mois. La griffe américaine se veut de plus en plus européenne et projette également de s' installer à Paris, Hambourg, Berlin, ou Amsterdam.
Business France / MERIT Céline

 

 

 

Allemagne/L'univers du sport rejoint le prêt-à-porter

Les acteurs du secteur de la mode assimilent l'expérience d'achat du consommateur à une «micro aventure» (nouveau concept en vogue) au même titre qu’une escalade en montagne.

De nombreux distributeurs d’articles de sport ont récemment développé ou prévoient de créer un espace dédiée à la mode. Dans une interview à Textilwirtschaft, la chaîne SportScheck (www.sportscheck.com) d’origine autrichienne et très bien implantée en Allemagne, prévoit le développement du streetwear et des vêtements casual dans ses magasins. Pour l'enseigne, il est primordial de référencer des marques qui propose un design innovant et mode, pour impact important sur les médias sociaux et pour toucher de nouveaux clients. Elle privilégie également les fournisseurs éco-responsables qui proposent un plus large assortiment, qui racontent une histoire (storytelling) : accessoires, sous-vêtements, chaussures, sacs à dos plus sophistiqués.

Le CEO de la société Engelhorn Sports (www.engelhorn.de) à Mannheim souhaite également développer l’espace Urban Outdoor dans ses points de vente et proposer des tenues complètes à ses clients. Ce dernier est en permanence en recherche de nouvelles petites marques pour compléter ses collections et en fonction de cibles bien précises avec pour objectif de surprendre. Le site internet de la marque est ainsi clairement défini en deux catégories : une partie mode sous la désignation «Fashion» et une partie sport sous la désignation «Sport». Une rubrique «business», avec par exemple des marques de chemises telles que Jacques Britt, Van Laack, Strellson, BOSS et la marque en propre de Engelhorn Selection y sont développées.

Sport Schuster (www.sport-schuster.de - Munich), référence en matière d’équipement pour la montagne, a réagencé sa surface de vente pour créer un espace de 300 m² dédié à l'Urban Outdoor. Au préalable, ce segment a été testé plusieurs fois auprès de sa clientèle.

Le phénomène inverse s'observe à Hambourg où c’est le magasin de prêt-à-porter haut de gamme Braun (www.braun-hamburg.com - 85 employés) qui a référencé la marque Mammut, spécialisée dans les équipements pour l’escalade, la randonnée et le ski. Sa collection Delta X-Kollektion est également référencée dans une quarantaine de grands magasins ou de magasins spécialisés comme Lodenfrey à Munich.

Ce mélange entre sport et mode a particulièrement été accentué lors de la dernière édition du salon ISPO (/www.ispo.com) de janvier dernier.

Le hall B1, réservé au segment sport premium, était dédié à des marques prestigieuses telles que Fusalp (Annecy), Colmar, Emporio Armani, qui ont présenté des collections de prêt-à-porter sportswear et Skiwear dans des stands spectaculaires. Une exposition sur le sportswear a même été organisée dans les allées du salon. Dans le hall A5, un espace Urban sportswear a parfaitement reflété la fusion du sport et de la mode. Cette année, les nouveaux halls A5 et A6 réservés au fitness, au bien-être, à l’athleisure et aux tissus wearable (tissus connectés) ont été ouverts.

Un pavillon français, le "Camp de base", a rassemblé 27 exposants de l’hexagone, pour promouvoir le savoir-faire des Alpes françaises. Parmi des articles de sport, des marques de prêt-à-porter comme Damart et Sports d’Epoque étaient présentes. Cet événement était organisé par l’association française Outdoor Sports Valley, avec le soutien de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de nombreux partenaires.

Sur l’ISPO de février 2019, 2 943 exposants ont présenté leurs produits, soit une croissance de 5 % par rapport à l’année passée. La part des exposants internationaux était de 89 % (88 % en 2018)
Business France /GUÉRIN Laurent

 

 

 

Royaume Uni / La technologie au service de la mode

Le climat actuel, lié aux incertitudes du Brexit, impose aux entreprises du secteur de la mode innovation et suivi des dernières tendances. C’est dans cette perspective que le programme «Future Fashion Factory» (FFF - https://futurefashionfactory.org), a pour objectif d’introduire la technologie dans le processus de création et de fabrication des vêtements, dans une démarche économique et éco-responsable.

Né à Leeds, fleuron du textile dans le Yorkshire, le programme a déjà reçu 6,4 millions EUR de fonds du Conseil de Recherche pour les Arts et l’Humanité (CRAH), et 3,5 millions EUR de différentes entités de l’industrie textile. Ainsi, le secteur de la mode, avec ses 900 000 salariés et un chiffre d’affaires annuel de 37 milliards EUR, est un secteur-clé pour l’économie britannique qui doit continuer à prospérer. C’est également l'un des objectifs du programme FFF.

Jusqu'à 2023, ce programme peut compter sur le soutien de petits comme de grands, les fabricants comme les distributeurs, mais également différentes universités et associations britanniques du secteur.

Le Futur Fashion Factory s’articule autour de 3 principaux axes de développement :

Tout d’abord, faciliter la prise de décision avec des outils d’intelligence artificielle, sans pour autant museler les créateurs. A terme, des collections plus novatrices et plus «propres» permettront de minimiser le gaspillage et de favoriser le recyclage, notamment pour les produits n fin de vie.

Le deuxième axe important du programme est l’utilisation du digital dans le but d’améliorer le processus de création, par exemple en utilisant la réalité virtuelle immersive pour ne plus avoir à envoyer d’échantillons ou éviter de changer trop souvent les matières des esquisses au cours du processus de création des collections. Selon Jalaj Hora, vice-Présidente en charge de l’ingénierie et de la qualité chez Burberry (www.burberry.com), faire travailler ensemble des acteurs du secteur et des spécialistes du digital permet d’implémenter de nouvelles technologies qui seront bénéfiques pour tous dans le futur, tant dans les processus de fabrication que dans l’impact environnemental.

Enfin, le dernier axe majeur du FFF sera d'organiser la formation de la nouvelle génération de créateurs technophiles. Stephen Russell, Directeur du programme, insiste sur le fait qu’il est important de développer de nouveaux programmes d’apprentissage, afin que les nouvelles technologies soient bien présentes et intégrées dans l’esprit des futurs créateurs. Les marques qui ont déjà une histoire pourront également y trouver leur compte, en associant innovation et tradition.

Le FFF aura ainsi un impact économique positif pour les petites comme les grandes marques et sera le symbole d’une réelle symbiose entre mode et technologie. Ce programme signera donc le renouveau du secteur, après la difficile période d'incertitude liée au Brexit.
Business France /FITZGERALD Roselyne

 

 

 

 

 

 

 

 


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