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En Bref


 

 



 

Google/BFMTV.COM

Les vêtements que vous portez impactent vos chances de survie dans un crash aérien

Les chaussures ainsi que la taille des vêtements sont des paramètres à prendre en compte. 
Et si plusieurs gestes simples pouvaient finalement vous sauver la vie? C’est en tout cas ce qu’a affirmé à CNN Mary Schiavo, une ancienne inspectrice générale du département des Transports des Etats-Unis. Pour cette haute fonctionnaire, qui livre plusieurs conseils afin d’augmenter les chances de survie au cas où un trajet en avion tournerait mal.
Première recommandation: garder ses chaussures durant le vol. Comme elle l’explique, les décollages et les atterrissages sont les moments les plus délicats d’un voyage aérien, et ne pas être pied nu est vivement conseillé au cas où une évacuation est organisée. "Si vous portez des chaussures légères ou si vous n’en portez pas, vous ne pouvez pas vous lever, évacuer l’avion et courir" souligne-t-elle.


Pensez aux vêtements longs
"Quand vos bras et vos jambes sont couverts, vous avez une couche de protection entre vous et quelque chose qui peut vous nuire" a-t-elle également expliqué, faisant référence à des vêtements qui couvrent l’intégralité des jambes et des bras. Dans le détail, Mary Schiavo affirme que cette protection est nécessaire contre les brûlures, les éraflures et les abrasions qui peuvent survenir en cas de drame.


En plus de ces conseils vestimentaires, il est également hautement recommandé de ne pas être saoul lors d’un vol afin de garder toute sa lucidité en cas d’incident. De plus, il est également conseillé de bien écouter les recommandations des chefs de cabine ainsi que de bien repérer les issues de secours avant le décollage.

Google/Vogue

Khloé Kardashian lance une collection de vêtements de sport

Avec ses coupes flatteuses, une esthétique minimaliste et des couleurs sobres, qui se prêtent au mix and match, la collection d’activewear lancée par Khloé Kardashian a tout pour séduire les amatrices. Focus.

Longtemps complexée par son poids, Khloé Kardashian a décidé de se prendre en main, côté food comme côté sport. Grâce à ces nouvelles habitudes healthy, partagées via son programme « Revenge Body », elle affiche aujourd’hui une silhouette ferme et sculptée, seulement trois mois après son accouchement. Il semblait donc normal que cette nouvelle accro au fitness ajoute une gamme d’activewear à sa ligne de vêtements Good American lancée en 2016, co-créée avec Emma Grede, spécialiste du marketing et des collaborations mode (elle a notamment travaillé avec Zac Posen, Christopher Kane ou encore sur la collaboration entre Gstar et Pharrell Williams). Présentée à Manhattan jeudi dernier la collection comprend des brassières techniques, des leggings, des sweats et des accessoires. Le tout, dans des couleurs minimalistes et des coupes sobres et graphiques, qui se prêtent au mix and match. Le truc en plus ? Un large choix de tailles est disponible, pour flatter toutes les femmes et toutes les morphologies.

 

 

Google/L'Obs

Harcèlement, abus... Des mannequins portent plainte contre leurs agences

Elles s’appellent Major Model Management, Wilhelmina, Next, MC2 Models, ou encore Elite. Ce sont les plus grandes agences de mannequinat américaines et elles font aujourd’hui l’objet d’une plainte collective de top model. Selon les sites TMZ et Daily Mail, elles reprochent à leurs employeurs de les avoir forcées à perdre du poids et d’avoir tenté de contrôler leur vie privée.

C’est la mannequin Louisa Raske qui est à la tête de cette nouvelle polémique qui secoue le monde de la mode. La jeune femme assure que plusieurs agences demandent à leurs protégées de suivre des opérations de chirurgie esthétique pour perdre du poids afin d’avoir un "thigh gap". Cet écart entre les cuisses lorsqu’on se tient debout, pieds et genoux collés, fait actuellement fureur chez les adolescentes, suscitant d’ailleurs l’inquiétude de nombreux spécialistes dénonçant le culte de l’ultra-maigreur.  

Avec des stars, tu sortiras
Si l’incitation à l’anorexie chez les mannequins est déjà alarmante, certaines agences de mannequinat n’hésiteraient pas à aller encore plus loin, en s’immisçant dans la vie privée de leurs Top. Selon TMZ, une agence aurait demandé à une mannequin de quitter son petit-ami, un militaire, pour sortir avec "une célébrité ou un athlète professionnel".
Pour cela, rien de mieux que d’assister aux fêtes les plus huppées du pays. C’est exactement ce qui est arrivé au top model Eleni Tzimas. Son agence, Elite, souhaitait qu’elle se rende dans des soirées mondaines parce que "des gens comme Donald Trump y seraient", selon TMZ.

Ton salaire, tu n’auras pas
La plainte regorge d’autres histoires, chaque fois plus étonnantes les unes que les autres, comme celle du mannequin Marcelle Almonte. L’agence MC2 Models l’aurait logée, avec au moins huit autres top model, dans un appartement à Miami ne comportant que deux chambres. Chacune aurait payé 1.850 dollars de loyer par mois alors que le loyer global était de 3.300 dollars.

 

Google/Femme Actuelle

Mode : Quel haut porter selon ma morphologie?

Chemise, blouse, débardeur, tee-shirt, bustier…Découvrez les hauts qui conviennent le mieux à votre morphologie. Que vous soyez ronde, mince, grande ou avec une poitrine imposante, suivez notre guide pour avoir tout bon !

Morphologie en A
Gardez en tête qu’avec votre morphologie, l’idée est d’étoffer vos épaules et votre buste. Pour cela, il n’y a rien de mieux que des hauts avec du volume. Au programme : frous-frous, volants, épaulettes, et même jabots. Si vous n’êtes pas fan, optez pour des pièces avec des imprimés, des couleurs et des motifs placés, principalement, sur le haut des vêtements. Ils apportent du volume à votre silhouette et c’est justement le but recherché. Enfin, dernière option : les formes trapèzes et évasées qui équilibrent le haut de votre corps avec vos hanches.

Morphologie en 8
Vous avez des courbes généreuses et une taille marquée ? Vous êtes officiellement un 8. Et vous avez de la chance. En effet, beaucoup de hauts vous vont à merveille. C’est notamment le cas des tops fluides mais cintrés, comme les caraco ou débardeurs à fines bretelles. Vous pouvez aussi craquer pour les blouses portefeuille, très tendance cette année, les chemisiers cache-cœur ou plus simplement pour les hauts avec décolletés V et carrés.

Morphologie en X
Pour votre morphologie, un seul mot d’ordre : ajusté. Et oui, il vous faut des pièces cintrées. Aussi, tournez-vous vers des tee-shirts légèrement moulants, des sweats et pulls graphiques près du corps, des tops peplum pour le soir et des imprimés en veux-tu en voilà.

Morphologie en O
Contrairement à ce que l’on pourrait penser les hauts oversize, qui camouflent vos formes, ne sont pas vos alliés. Bien au contraire. En revanche, il va s’en dire que vous devez privilégier les hauts fluides qui épousent vos formes. Si vous êtes trop complexée, optez pour des chemises et tee-shirts dans des teintes foncées afin d’affiner votre silhouette. Sachez aussi qu’un top taille empire est bonne alternative dans laquelle vous serez toujours à l’aise.

Morphologie en V
Vous avez une silhouette en V ? Il faut absolument mettre le haut de votre buste en valeur. Notamment avec des pièces très féminines à base de décolletés, de tops fluides en matières fines, et de chemises à col V. Avec votre carrure sportive, choisissez des hauts à bretelles épaisses et des tee-shirts aux manches légèrement couvrantes, façon kimono ou chauve-souris. Autre option, qui se prête très bien à une soirée, les jeux de transparence et la dentelle qui magnifient votre décolleté en valeur.

Morphologie en H
On dit de vous que vous avez une silhouette androgyne, voir boyish ? Craquez pour des pièces féminines, des tee-shirts, chemises et tops à la coupe ultra droite, que vous pouvez même rentrer dans votre pantalon. Pour augmenter votre silhouette, osez également la maille et le denim mais surtout, la superposition des vêtements, tendance très en vogue chez les modeuses.

 



 

 

 

Informations communiquées par Business France

 

Le marché du retail en Afrique du Sud, un secteur en restructuration

Le groupe sud-africain de prêt-à-porter , The Foschini Group, a annoncé une croissance de 3,4% de ses revenus annuels. Le chiffre d’affaires a quant à lui crû de 21,4%, pour atteindre 2,30 milliards de dollars.

Dans le même temps, les deux sites majeurs de vente en ligne, Spree et Superbalist, ont annoncé leur fusion. C'est une avancée pour le e-commerce en Afrique du Sud, qui bénéficiera désormais d’une grande plateforme de vente. Ceci facilitera également les investissements et l’innovation, sur un segment encore en pleine maturation.

Ces actualités contrastent avec un paysage parfois décevant pour le secteur de la vente au détail. Sommes-nous bien entrés - comme certaines publications le font croire - dans l’âge d’or du retail sur le continent Africain, et en particulier en Afrique du Sud ?

Sources : https://www.reuters.com/article/foschini-group-results/south-african-retailer-tfg-reports-34-pct-rise-in-fy-profit-idUSL3N1SV4RL ; http://www.bizcommunity.com/Article/196/394/178451.html#more

Comment exploiter les opportunités de la classe moyenne en Afrique du Sud ?

Source : http://www.bizcommunity.africa/Article/410/162/178892.html

La classe moyenne émergente en Afrique, en quête de produits de qualité et au portefeuille bien fourni, est en augmentation. Il est donc impératif pour les entreprises de vente au détail, d’appréhender ces consommateurs et leurs modes de vie. Elles se doivent de comprendre la clientèle à cibler et les meilleurs moyens de l’atteindre. Ces dernières doivent par ailleurs optimiser les chaînes de distribution afin de sécuriser leur avantage compétitif. Pour cela, l’intelligence artificielle et les algorithmes peuvent être de grande utilité. Ils permettent de limiter le risque lié à une mauvaise allocation des ressources.

En 2012, McKinsey avait déjà identifié le potentiel économique des consommateurs africains jeunes, urbains, sensibles aux dernières tendances et dépensiers. En 2025, le montant des consommations en Afrique s’élèverait à 2.1 billion US$. La génération « BUMP » (banked, urban, mobile, plugged-in), quant à elle, serait plus privilégiée que jamais.

La distribution et les données sont les clés

Pour les entreprises de vente au détail, optimiser la distribution est la clé de la réussite. Ceci peut être un défi dans le contexte africain, où les marchés formels et informels se superposent. D’autant plus que l’information disponible est souvent minime, parfois non-existante, forçant les entreprises à baser leurs décisions sur l’instinct plus que sur des données socio-économiques.

Pour la première fois, des données précises sont disponibles afin d’aider les entreprises dans leurs processus de prises de décisions stratégiques. La première étape consiste à diviser la population par segments, en fonction de leurs habitudes de consommation, de leur emploi, de leur éducation et niveau de revenu. Une seconde étape consiste à identifier géographiquement des populations. Au Kenya, l’entreprise Fraym a par exemple étudié les concentrations de consommateurs grâce à une cartographie réalisée par image satellite. Cette technique perfectionnée a permis d’atteindre une précision maximale et d’adapter la stratégie de l’entreprise.

Les classes moyennes africaines, un véritable casse-tête pour les multinationales

Source : https://www.agenceecofin.com/la-une-de-lhebdo/0607-58390-les-classes-moyennes-africaines-un-veritable-casse-tete-pour-les-multinationales

De nombreuses études menées par de prestigieux cabinets de conseil et des institutions financières, ont conclu à l’émergence d’une classe moyenne africaine qui embrasse précipitamment le consumérisme, positionnant ainsi le continent en dernier territoire de conquête pour les grandes enseignes internationales à la recherche de nouveaux relais de croissance. Certaines multinationales qui ont succombé à cet afro-optimisme effréné ont cependant rapidement déchanté, sur fond de mauvaise compréhension des spécificités de la classe intermédiaire africaine, qui ne possède pas l’homogénéité des sociétés occidentales ou asiatiques.

Le cabinet de conseil américain Frontier Strategy Group a relancé récemment le débat sur l’émergence d’une classe moyenne en Afrique, en révélant qu’une partie non négligeable de ses clients parmi les multinationales spécialisées dans le Consumer Business (biens de consommation courante) peinent à dégager des marges satisfaisantes en Afrique subsaharienne.

Des experts dénoncent une surenchère afro-optimiste

«Alors que l’Afrique subsaharienne abrite certaines des économies les plus dynamiques du monde et que des études font état de l’augmentation du pouvoir d'achat des consommateurs, certaines multinationales constatent que leurs activités la région ne sont pas performantes. Un sondage mené auprès de 20 dirigeants de multinationales implantées en Afrique subsaharienne que nous conseillons a révélé que six d’entre eux n’ont pas atteint leurs objectifs en termes de rentabilité durant l’année écoulée. D’autres ont également mentionné des résultats décevants, ce qui les a poussés, dans certains cas, à déprioriser la région dans leurs stratégies d’expansion à l’internationa », a expliqué William Attwell, analyste principal en charge de l’Afrique subsaharienne chez Frontier Strategy Group.

En juin 2015, le directeur général Afrique équatoriale du géant suisse de l'agroalimentaire Nestlé, Cornel Krummenacher, avait déjà jeté un pavé dans la mare, en allant à contre-courant de l’idée alors communément admise selon laquelle la classe moyenne était alors en pleine expansion au sud du Sahara.

« Nous pensions que ce serait la prochaine Asie, mais nous avons réalisé que la classe moyenne dans la région est petite et n’est pas vraiment en progression », a-t-il déclaré au quotidien britannique The Financial Times. Le leader mondial de l’industrie agro-alimentaire, qui avait annoncé un programme d’investissements de près d’un milliard d’euros sur le continent en 2010, a ensuite redimensionné son plan d’expansion. Il s’est aussi séparé de plus de 15% de ses effectifs au cours des deux dernières années, avant de procéder, en janvier dernier, à la fermeture de son usine et de son siège social à Kinshasa (RD Congo).

L’idée de l’émergence d’une classe moyenne regroupant des individus capables, après la couverture de leurs besoins fondamentaux, d’affecter le solde de leur revenu à l’achat de biens de consommation librement choisis, s’est répandue depuis 2011, suite à la publication par la Banque africaine de développement (BAD) d’une étude intitulée « Le milieu de la pyramide : les dynamiques de la classe moyenne africaine ». Pour l’institution financière panafricaine, un Africain fait partie la classe moyenne lorsque son revenu est compris entre 2 et 20 dollars par jour, en parité de pouvoir d’achat. Selon ce critère, 370 millions de personnes appartiennent au milieu de la pyramide sociale, soit 34 % des quelque 1,1 milliard d’habitants du continent.

Des critères d’appartenance controversés

L’échelle statistique utilisée par la BAD pour définir la supposée classe moyenne en Afrique ne fait l’unanimité. D’autant plus qu’elle met dans le même sac des catégories sociales ayant des niveaux de revenus très différents.

« Sur les 370 millions d'Africains relevant de la classe moyenne identifiée par la BAD, 250 millions ont un revenu situé entre 2 et 4 dollars par jour, soit juste à la limite supérieure de l'indigence, ce qui interdit par définition, de les englober dans la classe moyenne. Cette dernière se réduirait donc à 120 millions de personnes et non 370 millions. Or, sur ces 120 millions d'Africains, 50 millions ont un revenu compris entre 4 et 10 dollars, dont les trois quarts entre 4 et 6 dollars, ce qui fait que la fourchette se réduit encore », regrette Bernard Lugan, un historien français spécialiste de l’Afrique, qui accuse la BAD de s’être « amusée à jouer les illusionnistes, entraînant les médias dans des analyses erronées de la situation de l'Afrique et dans une surenchère afro-optimiste ».

Même son de cloche chez Paul Derreumaux, président d'honneur et co-fondateur du groupe bancaire panafricain Bank of Africa (BOA) : « Le choix de seuils financiers modestes était sans doute le seul cohérent avec la volonté de donner à cette classe moyenne une masse significative, pour frapper les esprits. Il paraît cependant manquer de réalisme ».

Contrairement à celle de la BAD, une étude publiée par banque sud-africaine Standard Bank en 2014 n’a pas pris en considération la classe moyenne dite « flottante » (floating class), c’est-à-dire la tranche de personnes ayant des revenus compris entre 2 et 4 dollars par jour, arguant que cette classe peut retomber facilement dans la pauvreté au moindre choc économique.

Intitulée «Comprendre la classe moyenne en Afrique » (Understanding Africa's Middle Class), l’étude de la première banque africaine en termes des actifs, a été menée dans 11 pays d'Afrique subsaharienne représentant près de la moitié de la population et du PIB du continent (Angola, Ethiopie, Ghana, Kenya, Mozambique, Nigeria, Soudan du Sud, Soudan, Tanzanie, Ouganda et Zambie). Elle a identifié la classe moyenne comme étant les ménages ayant des revenus allant de 5500 à 42000 dollars par an, soit environ entre 15 et 115 dollars par jour. Naturellement, la taille de la classe moyenne dans les onze pays étudiés réunis était beaucoup moins importante que celle estimée par la BAD : à peine 15 millions de personnes.

La Banque mondiale a, quant à elle, retenu 12 à 15 de dollar par personne et par jour comme critère international d’appartenance à la classe moyenne. Si on applique ce critère à l’Afrique Subsaharienne, seuls 32 millions de personnes entreraient dans cette catégorie.

Des classes moyennes hétéroclites

Alors qu’il n’existe encore aucun consensus scientifique sur les critères d’appartenance à la classe qui se positionne dans un « entre-deux » social sur le continent, les chercheurs s’accordent à dire qu’il n’y aurait pas une classe moyenne africaine mais des classes moyennes hétéroclites.

Dans une étude réalisée en 2015 pour le groupe CFAO, leader de la distribution en Afrique, l’institut de sondage français Ipsos et le cabinet de conseil BearingPoint se sont ainsi appuyés sur les ressources des ménages pour distinguer deux catégories de classes moyennes dites « stables »: une catégorie basse regroupant les ménages dont le revenu quotidien est compris entre 12 et 25 dollars et une catégorie haute, composée de ménages gagnant entre 25 et 50 dollars par jour. Selon ces critères, les classes moyennes africaines ne représenteraient que près de 14% de la population du continent, soit environ 143 millions d’Africains.

L’approche basée sur les revenus a cependant des limites, celles de ne pas prendre en compte les dynamiques différentes selon les pays. Il est en effet difficile de mettre dans le même sac les « Black Diamonds », la classe moyenne noire sud-africaine et la classe intermédiaire ivoirienne. Apparue après la fin de l’apartheid à la faveur des politiques d’affirmative action dans la fonction publique et du Black economic empowerment (BEE) dans le secteur privé, la classe moyenne noire sud-africaine regroupe essentiellement des personnes possédant une voiture, un diplôme de l’enseignement supérieur et un revenu mensuel net allant de 1000 à 3500 dollars par mois. Ces personnes se distinguent par des pratiques de consommation ostentatoires, quitte à vivre à crédit.

En Côte d’Ivoire, près des deux-tiers des personnes appartenant à la classe moyenne exercent une activité dans le secteur informel contre seulement 4% dans le secteur privé formel. Ces personnes vivent pour la plupart en zone rurale (42%) ou dans une ville secondaire (42%), et sont des consommateurs très circonspects.

Bien que leurs avis divergent encore sur la taille des classes moyennes africaines, les experts sont unanimes quant à la tendance à l’augmentation constante de la classe intermédiaire. Proparco, filiale de l'Agence française de développement dédiée au secteur privé, s’attend à ce que les classes moyennes africaines stables passent de 132 millions d'individus en 2020 à 243 millions en 2040, soit un marché d’une valeur globale de 1750 milliards de dollars.

Dans une étude publiée fin mars dernier, la Société financière internationale (IFC) a estimé de son côté que 100 millions de personnes devraient rejoindre les classes moyennes et celles à revenus élevés en Afrique subsaharienne d’ici 2030. Intitulée « Construire l’avenir de l’Afrique » (Shaping the future of Africa), cette étude révèle aussi que les dépenses des ménages devraient augmenter à un rythme de 5% par an dans la région, contre une moyenne de 3,8 % dans les autres pays en développement.

Comprendre les spécificités de la classe intermédiaire africaine

A l’instar de Nestlé, plusieurs multinationales, dont le géant néerlandais de l'alimentation et de l'hygiène Unilever et le fabricant américain de produits d'hygiène et de cosmétiques Procter & Gamble, ont eu beaucoup du mal à rentabiliser leurs investissements dans certains pays du continent. Leurs déconvenues ne mettent pas en doute l’entrée du continent dans l’âge de la consommation. Elles émanent plutôt d’une erreur de compréhension des spécificités de la classe intermédiaire africaine, qui ne possède pas l’homogénéité de ses homologues occidentales ou asiatiques. En République démocratique du Congo, Nestlé n’a pas par exemple pris en considération la nécessité d’adapter ses prix au pouvoir d’achat de la classe moyenne locale, préférant miser plutôt sur la qualité. Résultat : les prix des cubes Maggi et du lait Nido que le groupe fabriquait dans son usine implantée en 2012 à Kinshasa, pour un investissement de 13 millions d’euros, n’étaient pas compétitifs face à ceux proposés par ses concurrents locaux. Une étude publiée en 2016 par le cabinet d’audit et de conseil Deloitte avait pourtant fait ressortir que les consommateurs africains affichent une nette préférence pour les marques locales abordables en ce qui concerne les produits alimentaires, tandis qu’ils perçoivent les marques internationales de prêt-à-porter et de cosmétiques comme un plus grand gage de qualité et d¹innovation.

Intitulée « La consommation en Afrique : le marché du XXIème siècle », cette étude a également recommandé aux géants internationaux des biens de consommation d’élaborer des modèles opérationnels spécifiques aux marchés africains, tout en mettant en garde contre la vision selon laquelle le continent constitue un bloc homogène. « Continent aux multiples facettes, l’Afrique demeure aussi complexe que contrastée mais offre des opportunités à ceux qui sont prêts à adapter leurs modèles opérationnels à la région. Etant donnée la diversité des populations en Afrique, il est peu probable que des stratégies élaborées pour l’ensemble du continent produisent les résultats attendus. Une approche spécifique par pays pouvant s’avérer coûteuse, des stratégies spécifiques aux groupes de population constitueraient une option rentable », ont souligné les auteurs de l’étude.

« L’adaptation des prix pour prendre en compte le pouvoir d’achat local ou la création de marques locales adaptées aux goûts locaux peuvent également s’avérer des choix judicieux », ont-ils ajouté.

Dans ce cadre, Fan Milk, la filiale ghanéenne du groupe français de produits laitiers Danone, a trouvé une bonne recette l’année dernière : elle a lancé en juin 2017 un yaourt à boire crémeux et enrichi en calcium, spécialement conçu pour l'Afrique de l’Ouest. Baptisé FanMaxx, ce yaourt proposé en format de 330 millilitres bénéficie d’une durée de conservation de quatre mois, ce qui permet au groupe d’exporter ce produit vers les autres pays des pays d’Afrique de l’Ouest et de mieux gérer l’approvisionnement des commerces situés dans les zones rurales. Un exemple à suivre.
Business France /LERVILLE Morgane


 

Autriche/Les grandes tailles, une nouvelle opportunité pour le prêt-à-porter

Dans l'histoire occidentale, les rondeurs, surtout chez les femmes, ont toujours été bien acceptées, à l’exception de ces 50 dernières années. Cela s'est renforcé par l'intermédiaire des magazines de mode et autres médias, qui ont diffusé un nouvel idéal de beauté en montrant des mannequins minces.

Force est de constater que l’on devient de plus en plus gros. L’Autriche, bien que connue pour sa population relativement sportive (l’Autriche arrive en 4e place après les pays scandinaves et devant l’Allemagne des pays européens les plus sportifs), n’est pas non plus épargnée par le grossissement de sa population : un Autrichien adulte sur deux est en surpoids.18,4% des hommes et 17,4% des femmes sont obèses (contre 8,3% et 9% en 1991), et l’Organisation Mondiale de la Santé estime que d’ici 2030, 33% des hommes et des femmes pourraient être obèses en Autriche.

Les grandes tailles du prêt-à-porter commencent à partir du 44. En Autriche, la taille moyenne est le 42. Cependant, beaucoup de marques telles que Esprit ou S. Oliver ont instauré un système de taille plus avantageux pour certaines femmes, qui, dans leur inconscient, préfèrent porter de plus petites tailles ; une taille 42 devient alors une taille 40.

Devant cette réalité de marché où l’offre ne suit pas toujours, les marques doivent s’adapter. En effet, les femmes autrichiennes ont une stature plus imposante que la dernière génération et font souvent face à un problème de taille et de coupes.

Une opportunité pour les fabricants français en Autriche

Il y a 15-20 ans, le marché des grandes tailles dans le prêt-à-porter restait un marché de niche. De nos jours, la démocratisation des grandes tailles à travers les influenceurs (par exemple Curvy Claudia) commence à faire changer les mentalités.

Par cette prise de conscience et une meilleure acceptation de son corps, autant par la population que par les professionnels du textile, les grandes tailles sont de plus en plus représentées dans le monde de la mode. Les marques internationales présentes en Autriche ont ainsi majoritairement adapté leur gamme de produit à cette tranche de consommateurs. C’est le cas par exemple de Nike avec sa collection Plus size, de Molly Bracken (FR), H&M, Forever 21, etc. Certaines boutiques de mode spécialisées ont également vu le jour en Autriche, telles Grandios qui a ouvert à Vienne en juillet 2016, et qui propose des vêtements allant du 42 au 54, ou encore Ulla Popken (DE) qui compte désormais une dizaine de filiales en Autriche. On remarque également la présence de plus de mannequins dits « curvy » lors de défilés de mode ; c’est notamment le cas avec la « Fashion night 2017 » à Salzbourg qui a pour la première fois invité des mannequins grandes tailles à venir défiler. Les hommes aussi peuvent trouver leur taille, notamment grâce à l’ouverture de magasins spécialisées grandes tailles telles que Max Great Menswear ou encore Hirmer Grosse Größen à Vienne.

Le marché du prêt-à-porter grandes tailles est en plein essor et l’on assiste à une ouverture de la mode pour les femmes dites rondes, laissant place à une globalisation de l’offre Plus size dans les grands magasins. La raison de ce succès ? Outre le fait que la population grossisse, les personnes qui ne s’habillent pas en S/M estiment avoir le droit de bien s’habiller, sans devoir aller dans une boutique spécialisée pour grande taille qui les catégorisera. Même si la proportion du vêtement doit être adaptée, la normalisation des grandes tailles dans les boutiques, que ce soit des pantalons, hauts ou lingeries, jouent un rôle clef dans le développement de cette économie.

« Curvect Bride Salon », un exemple de mode adaptée aux grandes tailles

Curvect Bride a pour objectif d’aider les futures mariées grandes tailles à trouver la robe idéale. Pour cela, l’équipe propose le « Curvect Bride VIP Service », un service complet composé de conseils, s’occupant de présélectionner des robes de mariée et d’accompagner les clientes chez les opérateurs de robes de mariée grandes tailles.

Le 8 novembre 2017 a eu lieu à Vienne la première édition du « Curvect Bride Salon », le premier salon autrichien dédié aux mariées à partir de la taille 42. Lors de ce salon, 5 mannequins grandes tailles ont défilé dans la nouvelle collection de robes de mariée mise à disposition par la société Flossmann Brautmoden (AT).

L’édition est renouvelée pour 2018 et la cible s’étend cette fois-ci aux demoiselles d’honneur ainsi qu’aux invités grandes tailles. De plus, des robes de bal seront également proposées. Des créatrices autrichiennes ainsi que des commerçantes d’articles grandes tailles viendront présenter les tendances actuelles lors d’un défilé effectué par des mannequins grandes tailles. En outre, lors cette deuxième édition, il sera possible d’essayer les vêtements et de les acheter directement.

Le E-commerce reste encore privilégié

Malgré les efforts des marques pour instaurer de plus grandes tailles dans les magasins physiques, les consommatrices grandes tailles privilégient les achats en ligne à travers les sites internationalement connus tels que www.zalando.at, www.sieh-An.at ou encore des sites Internet spécialisés comme www.happy-size.at.

Les consommateurs se montrent toujours plus intéressés par l’achat en ligne, de par ses prix attractifs et la facilité d’achat qu’offre Internet. Ainsi, la pénétration du e-commerce auprès des consommateurs s’élève à 69,5 % en 2017 et devrait atteindre 78,4 % en 2021. En 2016, Internet a été la première source de distribution de vêtements grandes-tailles, autant chez les hommes que les femmes. Certains acteurs ont compris le potentiel de ce secteur, et propose comme le groupe otto.de une catégorie grande taille.
Business France /LO Audrey






 

Canada/Le secteur du luxe se porte bien à Calgary

Depuis la chute du prix du pétrole en 2014, l’économie de la ville de Calgary (région de l'Alberta) a été bien secouée. La ville abritait de nombreux sièges de compagnies pétrolières mais les effectifs se sont réduits ces dernières années.

Malgré ce climat économique peu favorable, le marché du luxe a réussi à se maintenir.

Selon l’expert Michel Kehoe, de Fairfield Commercial Real Estate, les habitants de Calgary aiment être sophistiqués et montrer leur richesse.

On voit de plus en plus de femmes d’affaires avec des sacs de grands créateurs ou des montres de luxe et le marché s’est élargi à toutes les catégories de produits.

Le centre commercial CF Chinook a ainsi accueilli la nouvelle boutique Louis Vuitton, située entre le Nordstrom et le Saks Fifth Avenue. La marque Mackage va également s’implanter à Calgary dans le même centre commercial. Les marques de luxe continuent de s’intéresser à cette province du Canada, à juste titre, car les revenus des habitants de Calgary sont ceux parmi les plus élevés du Canada.
Business France /CAUCHY Marine


 

 

Royaume-Uni Un budget de 1,1 milliard de GBP (1,24 Md €) pour la réhabilitation de l’Est londonien

L’Est de Londres va faire l’objet d’une transformation drastique, bénéficiant à un grand nombre de petites entreprises de secteurs d’activité variés, dont celui de la mode. Le maire, Sadiq Khan, s’est engagé à dédier près de 2 M de GBP (2,27 M) au projet de développement d’un noyau névralgique de la mode, « Fashion Hub ». La première phase de ce projet dénommé Lea Threads, futur centre du développement technologique et industriel de la mode, doit être inauguré cet automne. Selon le maire, cette initiative contribuera à lutter contre les inégalités, à consolider la société et bénéficiera à tous.

Ce quartier, consacré au développement de petites industries londoniennes, est le résultat du travail acharné d’un ensemble de 14 entreprises et organismes professionnels. Ainsi, une pléthore de studios, bureaux, et autres espaces de travail seront disponibles à des prix avantageux ; un coup de pouce non négligeable pour les petits créateurs avec des moyens limités.

Les rénovations prévues dans le quartier de Poplar sont programmées en deux étapes. La première phase de ce projet, Monier Road Studios, Fish Island Village, sera inauguré à l’automne 2018. Elle comprend la réhabilitation de 7 studios sur Monier Road. La deuxième phase du projet, Fashioning Polar Phase 2, sera une extension réalisée par la reconversion de garages en 31 espaces de travail et d’apprentissage, par la création d’un site de production et de formation, ainsi que l’aménagement d’un jardin communautaire. Le tout occupera une surface de 2 448 mètres carrés.

D’autres projets sont prévus pour le quartier, à l’instar de la « East Works : Fashion », un programme de développement d’entreprises et de compétences. La directrice du London College of Fashion (www.arts.ac.uk/fashion), professeur Frances Corner a expliqué que l’investissement allait dynamiser la croissance du secteur des technologies dans la mode, et constituer un véritable levier pour les mutations économiques et sociales dans l’Est de Londres.
FBusiness France /ITZGERALD Roselyne

 

 

 

Allemagne/Peek &Cloppenburg révolutionne sa politique d’achat et renforce son offre Premium

Une stratégie remise à plat

Après un an de réflexion, la nouvelle politique d’achats du groupe Peek & Cloppenburg www.peek-cloppenburg.de (1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires, 7 100 employés, 65 succursales en Allemagne) qui consiste en un nettoyage de l’assortiment et une réorientation vers davantage de marques Premium, commence à être visible en magasin. L’objectif, selon les managers de l’enseigne de Düsseldorf, est de répondre à une cliente plus mode, très bien renseignée, plus féminine et plus diversifiée (de celle qui se rend régulièrement chez Zara, jusqu’à celle appartenant au segment sénior : "Best Ager").

Concernant l’assortiment féminin, ceux-ci estiment que le segment du classique est en perte de vitesse au profit du segment contemporary. Même si la majorité de l’offre a été revue ils recherchent encore actuellement de nouvelles marques fortes.

Quant à l’offre masculine le groupe est déjà bien avancé dans sa restructuration. Une vingtaine de marques sont sélectionnées comme : Marni, Joseph, Aspesi, Doppia A.. D’autres plus orientées produits comme Majestic (T-shirts), Boglioli (vestes), Pt05 (pantalons), Stutterheim (imperméables), William Lockie (maille) sont entrées dans l’assortiment.

Des produits forts, de belle qualité et véhiculant une image clairement définie, sont au centre de la stratégie du groupe qui annonce la fin du « total look » qu’impose l’architecture des corners classiques des marques. Les acheteurs estiment également que la cliente qui s’habille 100 % luxe est de plus en plus rare.

Le raisonnement et l’agencement des surfaces doit se faire à présent sur la base des produits et non plus de collections complètes. En magasins la configuration classique « muraux, tables de présentation » est de moins en moins présente. Dans les salons, les acheteurs doivent moins travailler à partir d’une liste de marques mais de façon plus libre, se laisser tenter par les produits.

Des zones Premium accueillent des marques françaises

Des surfaces premium sont déjà organisées dans les flagships de Düsseldorf, Cologne, Berlin, Francfort. L’arrivée de marques comme Zadig & Voltaire, The Kooples, Mes Demoiselles est annoncée dès cet automne à Düsseldorf. Coach, Furla, Kate Spade devraient également entrer dans l’assortiment.

Le groupe SMCP, avec Sandro et Maje, sera également représenté. Le côté très féminin de ces marques apportera beaucoup à l’offre des magasins, de par leur connotation très mode. Même si les labels scandinaves ne seront pas abandonnés…

La difficulté rencontrée par les décideurs est également de faire le pont entre le Streetwear et le Denim d’une part et des marques plus haut de gamme comme Marc Cain et Max Mara qui seront encore proposées. Le lien sera assuré par des marques comme Suncoo, Just Female, Essentiel Antwerp, Closed, American Vintage.

Le prix reste un facteur important dans les décisions ; les marques propres accompagneront ainsi cette tendance afin de proposer un bon rapport qualité prix. Le groupe s’est ainsi séparé de nombreux fournisseurs trop "bon marché".
Business France /GUÉRIN Laurent

 


 

 



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